Bronchiolite aiguë du nourrisson : lavage de nez et surveillance

Rédaction Univadis

Auteurs et déclarations

16 janvier 2023

France — En général, la bronchiolite aiguë du nourrisson touche environ 480 000 enfants par hiver, soit 30 % des enfants de moins de 2 ans. C’est donc une pathologie très fréquente, mais le plus souvent bénigne. Les deux premières années de l’épidémie de Covid-19 ont fortement abaissé sa prévalence, mais celle-ci est devenue particulièrement forte cet hiver 2022-2023. C’est pourquoi la Haute Autorité de santé renouvelle les recommandations [1] qu’elle a élaborées avec le Conseil national professionnel de pédiatrie en 2019.

Elle rappelle que la bronchiolite aiguë du nourrisson se caractérise par un épisode d’une durée moyenne de dix jours associant une toux et une respiration rapide et sifflante.

Niveaux de gravité et traitements

Elle a trois niveaux de gravité :

  • Les formes légères sont prises en charge par le médecin de premier recours (généraliste, pédiatre, médecin de PMI…), qui explique aux parents les mesures essentielles à suivre : lavage de nez (indolore et efficace pour évacuer les sécrétions nasales) et surveillance de l’apparition éventuelle de signes d’alerte (fatigue, respiration lente ou accélérée, pauses respiratoires, refus d’alimentation, etc.). Il est conseillé de leur remettre la fiche d’information produite [2] par la HAS et disponible en ligne. L’attention des parents et des praticiens doit porter particulièrement sur les deux premiers jours.

  • Les formes modérées font l’objet d’une évaluation pour orientation éventuelle vers une prise en charge spécialisée (ville ou hôpital).

  • Les formes graves sont dirigées d’emblée vers l’hôpital, si nécessaire vers une unité de soins intensifs.

La HAS rappelle quelles sont les mesures thérapeutiques contre-indiquées :

  • Les techniques de kinésithérapie respiratoire fonctionnelle (clapping, vibration).

  • En ambulatoire, la kinésithérapie respiratoire de désencombrement bronchique. La HAS souligne la nécessité de poursuivre les recherches sur l’impact de cette technique sur les hospitalisations et la possibilité de la discuter en cas de comorbidités.

  • Les sirops antitussifs, les fluidifiants bronchiques. Les bronchodilatateurs, l’adrénaline et le sérum salé hypertonique ne sont pas indiqués.

  • L’antibiothérapie doit être réservée aux cas rares de surinfection bactérienne.

  • La technique de l'augmentation du flux expiratoire, pratiquée à l’hôpital, est inefficace.

Elle souligne l’importance de la formation des parents, notamment grâce à la fiche d’information qui doit leur être remise et qui explicite :

  • Les signes qui nécessitent la prise d’un rendez-vous chez un médecin : modification du comportement, respiration plus rapide, creusement du thorax, nourrisson qui boit moins depuis plusieurs repas.

  • Les signes qui impliquent un appel d’emblée au 15 : signes de cyanose autour de la bouche, malaises, pauses respiratoires, nourrisson qui dort tout le temps.

 

Cet article a initialement été publié sur Univadis.fr, membre du réseau Medscape

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