DT2 : une étude évalue le lien entre les gliflozines et le risque de cancer de la vessie

Rédaction Univadis

Auteurs et déclarations

21 octobre 2022

Montréal, Canada — L’utilisation de gliflozines (inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2 [sodium-glucose cotransporter 2, SGLT2]) n’augmente pas le risque de cancer de la vessie, comparativement aux agonistes des récepteurs du glucagon-like peptide 1 (glucagon-like peptide-1 receptor agonist, GLP-1 RA) ou aux inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4 (DPP-4), d’après une étude en pratique réelle. [1]

Pourquoi est-ce important ?

L’utilisation de dapagliflozine a entraîné un nombre plus élevé d’événements de cancer de la vessie dans les essais cliniques randomisés avant commercialisation, comparativement au placebo, avec des événements survenus peu de temps après la randomisation (intervalle : 43–727 jours).

Les études après commercialisation ultérieures portant sur les inhibiteurs du SGLT2 ont obtenu des résultats contrastés. De futures études sont nécessaires pour évaluer le risque à long terme.

Méthodologie

  • Une étude internationale multicentrique a été menée auprès de deux cohortes d’adultes atteints d’un diabète de type 2 qui débutaient un traitement par :

    • inhibiteurs du SGLT2 (n = 453 560) ou GLP-1 RA (n = 375 997) ;

    • inhibiteurs du SGLT2 (n = 347 059) ou inhibiteurs de la DPP-4 (n = 853 186).

  • Financement : subvention projet des Instituts de recherche en santé du Canada.

Principaux résultats

Inhibiteurs du SGLT2, contre GLP-1 RA :

  • Après regroupement, 1 978 événements de cancer de la vessie incidents ont été rapportés au cours de 1 684 049 personnes-années de suivi (taux d’incidence brut : 117,5 pour 100 000 personnes-années). La durée de suivi médiane était comprise entre 1,5 an et 2,2 ans. Aucune différence n’a été observée au niveau du risque de cancer de la vessie entre les 2 traitements (rapport de risque corrigé [RRc] : 0,90 ; intervalle de confiance [IC] à 95 % : 0,81–1,00).

Inhibiteurs du SGLT2, contre inhibiteurs de la DPP-4 :

  • Après regroupement, 4 164 événements de cancer de la vessie incidents ont été rapportés au cours de 2 755 807 personnes-années de suivi, ce qui correspond à un taux d’incidence brut de 151,1 pour 100 000 personnes-années. La durée de suivi médiane était comprise entre 1,6 an et 2,6 ans. Aucune différence significative n’a été observée au niveau du risque de cancer de la vessie (RRc : 0,99 ; IC à 95 % : 0,91–1,09).

Limites

Des erreurs de classification sont possibles.

 

Cet article a initialement été publié sur Univadis.fr, membre du réseau Medscape

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