Monkeypox : la HAS vient de publier des « Réponses rapides »

Fanny Le Brun

Auteurs et déclarations

7 septembre 2022

France – Alors que 3 646 cas de variole du singe (Monkeypox) confirmés biologiquement étaient recensés en France au 1er septembre, la Haute autorité de santé (HAS) vient de publier des Réponses rapides [1] afin d’accompagner les professionnels de santé dans la prise en charge des personnes symptomatiques ou cas contacts.

Un diagnostic avant tout clinique

Dans ce document, la HAS rappelle que le diagnostic du Monkeypox est avant tout clinique en s’appuyant sur l’interrogatoire et le contexte d’apparition des symptômes. Le diagnostic biologique par test PCR (prélèvement des lésions) n’est utile qu’en cas de doute et n’est actuellement pas indiqué pour les personnes asymptomatiques, même si elles sont cas contacts.

Un bilan des infections sexuellement transmissibles (IST) systématique

Le mode de transmission du Monkeypox étant principalement sexuel, la HAS recommande de réaliser d’emblée et systématiquement, chez les malades, un bilan des IST : examens sanguins (sérologies VIH, VHB, VHC, Syphilis) et PCR Gonocoque et Chlamydia sur premier jet urinaire.

Un isolement d’au moins 21 jours

La HAS fait le point sur l’ensemble des mesures à mettre en œuvre en cas de diagnostic de Monkeypox et rappelle que le patient doit s’isoler dès l’apparition des symptômes et jusqu’à la guérison complète des lésions, pendant un minimum de 21 jours.

AINS et corticoïdes à proscrire

Il n’existe pas encore de traitement spécifique pour les formes simples de la maladie mais la HAS rappelle les traitements symptomatiques utiles, notamment la prise en charge des lésions cutanées, de la douleur et la prescription éventuelle d’un traitement antibiotique en cas de surinfection. La prescription d’anti-inflammatoires ou de corticoïdes est à proscrire. Les critères d’hospitalisation sont précisés dans le document.

Une vaccination en pré et en post-exposition

La vaccination est indiquée en préexposition chez les personnes à très haut risque d’exposition et en post-exposition pour les personnes contacts à risque de contamination. Le schéma vaccinal et les modalités sont rappelés dans une fiche pratique[2]

Les vaccins de 3ème génération (Imvanex® /Jynneos®) peuvent être administrés simultanément avec tout autre vaccin du calendrier vaccinal. En cas de vaccin vivant atténué, il doit être administré soit le même jour que le vaccin contre le Monkeypox, soit à 4 semaines d’intervalle.

Les professionnels de santé ont un rôle important à jouer pour limiter cette épidémie en identifiant dans leur patientèle les personnes les plus exposées au risque afin de leur proposer la vaccination et de les informer sur les modalités de transmission et les symptômes à surveiller.

Une déclaration obligatoire

La HAS insiste sur la nécessité de déclarer immédiatement tout effet indésirable suspecté d'être dû à un des vaccins et rappelle que cette infection est une maladie à déclaration obligatoire.

Pour compléter ces Réponses rapides, la HAS publie également 3 fiches pratiques (prise en charge des patientsprise en charge des personnes contacts à risques et vaccination) et organisera prochainement un webinaire à l’intention des professionnels de santé.

 

Cet article a initialement été publié sur Univadis.fr, membre du réseau Medscape

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