COVID long : chez certains patients, le virus serait toujours présent 12 mois après l’infection

Reuters

11 juillet 2022

 

Alors que les cas de Covid-19 continuent leur ascension en France (voir encadré en fin de texte), une petite étude donne des pistes sur l’un des mécanismes possiblement impliqué dans le Covid long.

Reuters – Selon les résultats d'une petite étude, certains cas de COVID de longue durée pourraient être la réponse du système immunitaire à une infection par le SARS-CoV-2 qui se cache quelque part dans l'organisme.

Les chercheurs ont analysé plusieurs échantillons de plasma prélevés au fil du temps chez 63 patients atteints de Covid-19, dont 37 ont développé un Covid long. Chez la majorité des patients atteints de Covid-19, la protéine spike de la surface du virus était détectable jusqu'à 12 mois, alors qu'elle n'était pas présente dans les échantillons de plasma des patients guéris sans symptômes durables. La protéine spike circulant dans le sang pourrait signifier « qu'un réservoir de virus actif persiste dans l'organisme », ont déclaré les chercheurs dans un article publié sur medRxiv (avant l'examen par les pairs) [1].

Cette étude ne permet pas de savoir exactement où se trouve ce réservoir. Les chercheurs ont déclaré qu'ils avaient déjà trouvé un virus actif dans le tractus gastro-intestinal d'enfants plusieurs semaines après l'infection initiale par le coronavirus, et d'autres chercheurs ont trouvé des preuves génétiques du virus « dans plusieurs sites anatomiques jusqu'à sept mois après l'apparition des symptômes ».

Si les résultats peuvent être confirmés par des études de plus grande envergure, la présence de la protéine spike dans le sang longtemps après l'infection initiale pourrait être un moyen de diagnostiquer un Covid long, ont déclaré les chercheurs.

Covid-19 : point de situation en France au 8 juillet 2022

En France, alors que les variants BA.5 et BA.4 représentent désormais 74% des souches en circulation, le nombre moyen de nouveaux cas confirmés par jour était de 112 982 au 4 juillet, soit une augmentation de 51% en une semaine (incidence 1237/100 000), d’après Santé Publique France. Par ailleurs sur la semaine, en moyenne, 1 236 nouvelles personnes ont été hospitalisées en soins classiques par jour (+40% en 7 jours) tandis que 103 nouvelles entrées en soins intensifs ont été enregistrées par jour en moyenne (+24%/semaine précédente). Autre chiffre en hausse, 57 personnes sont décédées de la maladie par jour en moyenne, d’après les estimations en date du 7 juillet.

Les cas possibles de réinfection représentaient 4,1 % de l’ensemble des cas confirmés de COVID-19 détectés dans la base SIDEP entre le 02 mars 2021 et le 12 juin 2022. La très grande majorité de ces réinfections est survenue lors de la 5e vague.

Concernant la vaccination, au 4 juillet, seuls 26,5% des 60-79 ans et 31,7% des 80 ans et plus ainsi que 42,2% des résidents en EHPAD qui y étaient éligibles avaient reçu leur seconde dose de rappel.

« L’effort de vaccination doit s’accentuer pour améliorer la couverture vaccinale qui reste insuffisante dans certains territoires comme les Antilles et la Guyane et chez les plus âgés », indique SPF qui ajoute que « le respect des mesures combinées reste essentiel, pour limiter la diffusion de l’épidémie et protéger les populations les plus vulnérables ». AL

 

L’article a été publié initialement sur Medscape.fr sous l’intitulé Some Long COVID Patients Still Have Virus in Blood. Traduit par Stéphanie Lavaud.

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