Diabète : le top trois des statines qui réduisent le mieux tous les types de « mauvais » cholestérol

Rédaction Univadis

11 avril 2022

Royaume-Uni—Parmi les patients diabétiques, la rosuvastatine est la statine la plus efficace pour réduire le cholestérol non à lipoprotéines de haute densité (non HDL) suivie de la simvastatine et de l’atorvastatine, selon une étude publiée dans le BMJ[1]. Toutefois, pour les patients présentant le risque le plus élevé, l’atorvastatine à intensité élevée serait plus efficace pour réduire les événements indésirables cardiaques majeurs en prévention secondaire.

Pourquoi est-ce important ?

  • Certaines données associent plus étroitement le cholestérol non HDL au risque de maladie cardiovasculaire que les lipoprotéines de faible densité (Low-Density Lipoprotein, LDL).

  • Le cholestérol non HDL comprend les LDL, les lipoprotéines (a), les lipoprotéines de densité intermédiaire et les résidus de lipoprotéines de très basse densité, tous ces types de cholestérol étant potentiellement athérogènes.

  • Depuis avril 2021, l’Institut national britannique pour l’excellence en matière de santé et de soins (National Institute for Health and Care Excellence) recommande le cholestérol non HDL en tant que cible des traitements hypolipémiants pour réduire le risque cardiovasculaire.

Méthodologie

  • Une revue systématique et une méta-analyse en réseau ont porté sur 42 essais contrôlés randomisés comparant des statines à un placebo chez des adultes atteints d’un diabète de type 1 ou 2 (n = 20 193).

  • Critère d’évaluation : la réduction du cholestérol non HDL (calculé comme le cholestérol total moins le cholestérol HDL).

Principaux résultats

  • Durée moyenne du traitement : 12 semaines.

  • Traitement le plus efficace pour la réduction du cholestérol non HDL (en mmol/l) :

    • Rosuvastatine, intensité élevée : -2,31 (intervalle de crédibilité [IC] à 95 % : -3,39 à -1,21).

    • Rosuvastatine, intensité modérée : -2,27 (IC à 95 % : -3,00 à -1,49).

    • Simvastatine, intensité élevée : -2,26 (IC à 95 % : -2,99 à -1,51).

    • Atorvastatine, intensité élevée : -2,20 (IC à 95 % : -2,69 à -1,70).

    • L'atorvastatine et la simvastatine à n'importe quelle intensité et la pravastatine à faible intensité réduisaient aussi les taux de non-HDL-C.

  • Pour les patients présentant le risque le plus élevé, l’atorvastatine à intensité élevée était la plus efficace pour réduire les événements indésirables cardiaques majeurs (prévention secondaire).

  • La simvastatine (-1,93, -2,63 à -1,21) et la rosuvastatine (-1,76, -2,37 à -1,15) à haute intensité étaient les options de traitement les plus efficaces pour réduire le LDL-C.

  • Des réductions significatives des infarctus du myocarde non mortels ont été observées avec l'atorvastatine à intensité modérée par rapport au placebo (risque relatif = 0,57, intervalle de confiance 0,43 à 0,76, n = 4 études).

  • Aucune différence significative n'a été observée pour les abandons de traitement, les accidents vasculaires cérébraux non mortels et les décès cardiovasculaires.

Limites

  • La moitié des études présentaient un risque de biais important.

  • Peu d’événements cardiovasculaires majeurs ont été rapportés.

Ces données « indiquent que la rosuvastatine, à des doses d'intensité modérée et élevée, et la simvastatine et l'atorvastatine, à des doses d'intensité élevée, étaient les plus efficaces pour réduire modérément les taux de non-HDL-C chez les patients diabétiques », concluent les auteurs Alexander Hodkinson (Uiversité de Manchester) et coll.

Financement : Institut national britannique pour la recherche en matière de santé (National Institute for Health Research).

 

Cet article a été initialement publié sur Univadis.fr, membre du réseau Medscape.

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