Cas clinique : précautions pour un voyage en Asie

Dr Benjamin Davido

Auteurs et déclarations

15 septembre 2021

Bien que le Myanmar (Birmanie) ne soit pas indemne d’arbovirose et notamment d’encéphalite japonaise, en pratique la saison se termine en octobre (risque d’encéphalite japonaise de mai à octobre). Le patient étant vacciné (voir question 1), cela n’impactera pas sa décision de séjour.

Le risque de paludisme est présent uniquement en milieu rural, aux frontières nord, ouest et sud du pays. Une protection contre les piqûres de moustiques et une chimioprophylaxie par atovaquone-oroguanil, doxycycline ou méfloquine sont donc recommandées pour les séjours en milieu rural, quelle que soit la période de l'année. Plasmodium knowlesie sévit en Asie du Sud-Est, dont la Birmanie, bien qu’il ait été décrit historiquement en Malaisie chez des macaques.

Dès novembre, il s’agit d’une saison sèche également, avec peu de précipitations réduisant par ailleurs le risque de paludisme.

Au Myanmar, plus de 25% de la population n’a pas accès à l’eau potable, contrairement au Vietnam où l’ensemble de la population y a accès et 86% des ménages urbains sont raccordés à des réseaux d’eau.

Par conséquent, le risque infectieux n’est pas le même. Il y a également une incidence plus élevée du risque d’autres maladies infectieuses compte-tenu d’un accès aux soins et d’un PIB inférieur aux pays voisins plus développés pour certains dans le tourisme, comme la Thaïlande qui est quasiment indemne de paludisme sauf sur la bordure de son pays en zone rurale.

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