Cas clinique : plaintes somatiques diffuses chez un jeune homme

Dr Guillaume Davido

Auteurs et déclarations

12 mai 2021

Il n’y a aucune urgence à introduire un traitement de fond. De plus, il est rarement efficace dans l’immédiat.

En revanche, le patient s’agitant, il est important de le protéger avant que la situation ne s’aggrave. La sédation est couramment faite avec un antipsychotique de 1re génération (type loxapine ou cyamémazine) et/ou une benzodiazépine type diazépam à visée anxiolytique pour les problèmes psychiatriques [1,2,3,4]. Il est souvent donné 1 à 2 ampoules de chacun des traitements (en général 100 mg de loxapine/cyamémazine et 10 mg de diazépam). La voie orale est à privilégier. Un antipsychotique de 2e génération type aripiprazole ou olanzapine à faible dose peut aussi être envisagé, dans l’idée de continuer/d’augmenter la posologie pour un éventuel traitement de fond dans un 2e temps.

La sédation nécessitant alors l’introduction d’un antipsychotique, il est impératif de faire un ECG afin de pouvoir mesurer le QT corrigé et éliminer un risque de torsade de pointe.

Les recommandations pour une agitation « du tout-venant » [1,2,3,4] restent l’introduction de benzodiazépine (balance bénéfice/risque), mais le trouble psychiatrique étant évident, il faut préférer ici un antipsychotique.

Les permissions s’étant bien déroulées, et l’évolution dans le service étant favorable après introduction d’un traitement antipsychotique atypique (olanzapine), vous commencez à organiser la sortie du patient.

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