Quiz express : 5 questions sur les benzodiazépines

Mary L Windle

Auteurs et déclarations

3 mars 2021

Depuis 2017, la HAS a proposé que la durée de prescription maximale des 5 benzodiazépines (estazolam, loprazolam, lormétazépam, nitrazépam et témazépam) et 2 molécules apparentées (zolpidem, zopiclone) remboursées dans la prise en charge des troubles sévères du sommeil à court terme, soit limitée à 4 semaines. La prescription n'est donc pas renouvelable.

Dans tous les cas d’insomnie, avant toute intervention thérapeutique, il convient de s’assurer que les règles de mises en conditions pour un sommeil sont réunies : dormir selon les besoins, mais pas plus ; éviter les siestes trop longues (> 1 h) ou trop tardives (après 16 h), adopter un horaire régulier de lever et de coucher (pour les personnes âgées, retarder le coucher), limiter le bruit, la lumière et une température excessive dans la chambre à coucher, éviter la caféine, l’alcool et la nicotine, pratiquer un exercice physique dans la journée, mais en général pas après 17 h, éviter les repas trop copieux ou trop gras le soir.

Ces règles peuvent parfois suffire à restaurer le sommeil en cas d’insomnies légères et sans comorbidité. Toutefois, elles peuvent se révéler insuffisantes pour résoudre un problème d’insomnie modérée ou sévère. Dans ce cas, la prescription d’un hypnotique ne doit s’inscrire que dans une stratégie à court terme. La plus faible dose efficace, individuelle, doit être recherchée et prescrite pour une période limitée, de quelques jours à 4 semaines maximum incluant la période de diminution de la dose. Quel que soit le choix thérapeutique, une seconde consultation est recommandée à l’issue de la durée de prescription, en vue d’une réévaluation de la situation, ne serait-ce qu’en raison d’un risque de chronicisation du trouble. Aucun médicament n’est indiqué dans le traitement de l’insomnie chronique.

L’objectif général de la prise en charge de l’insomnie chez le sujet âgé doit être la promotion de l’éveil diurne, de la pratique d’activités physiques ou intellectuelles et du respect d’un rythme éveil/sommeil régulier avec un horaire de coucher retardé. Les traitements non pharmacologiques sont à privilégier. La prise d'un hypnotique expose tout particulièrement le patient âgé à des chutes, et à leurs conséquences et complications parfois graves, ainsi qu’à des altérations cognitives et à des accidents de la voie publique.

Le diagnostic du syndrome des jambes sans repos (SJSR) est clinique et repose sur la tétrade symptomatique : besoin impérieux de bouger les jambes souvent associé à des paresthésies (décharges électriques, sensations de piqûres, fourmillements, tension, brûlures) ; accentuation des symptômes au repos surtout en position couchée ; amélioration par l'activité physique ; accentuation des symptômes le soir et en début de nuit.

Un agoniste dopaminergique peut être envisagé en cas de SJSR très sévère mais le bénéfice reste modeste, de pertinence clinique discutable. En outre, ces médicaments exposent à des effets indésirables graves : troubles du comportement, aggravation des symptômes...

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