Cas clinique : trouble du comportement chez un patient de chirurgie

Dr Guillaume Davido

Auteurs et déclarations

5 mars 2021

Aucune urgence à introduire un traitement antidépresseur en urgence, même devant un tableau clinique de dépression sévère. Il faut laisser le temps de la clinique et hospitaliser le patient en psychiatrie afin de discuter pour le mieux de sa prise en charge à plus long terme. A priori, un traitement antidépresseur sera ensuite introduit.

Le traitement thymorégulateur est indiqué dans le cadre d’un trouble de l’humeur de type bipolaire (ou en association à un antidépresseur dans les dépressions résistantes), ce qui n’est pas le cas ici à priori.

De fait, la seule urgence pour le moment est de soulager le patient avec un anxiolytique (antipsychotique de première génération, de type cyamémazine ou benzodiazépines, que l’on peut augmenter si la posologie donnée pour le sevrage d’alcool ne suffit pas).

Enfin, il n’est pas question d’organiser un retour à domicile chez un patient souffrant d’un épisode dépressif caractérisé d’intensité sévère et d’allure mélancoliforme : non seulement le patient n’est pas en état, mais le risque suicidaire est couramment élevé. A priori, il n’est pas raisonnable d’espérer avoir le consentement du patient (en raison du tableau clinique de dépression sévère) : on se dirige vers une hospitalisation sous contrainte en psychiatrie (une hospitalisation reste envisageable en fonction de l’évolution du patient en orthopédie).

Le patient a fini par être transféré dans le service de psychiatrie et vous décidez d’introduire un traitement antidépresseur quelques jours suivant son admission.

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