L’ESMO met à jour ses recommandations relatives au cancer de la prostate localisé

Deepa Koli

28 juillet 2020

Europe -- La Société européenne d’oncologie médicale (European Society for Medical Oncology, ESMO) a mis à jour ses recommandations cliniques concernant la prise en charge du cancer de la prostate localisé. L’actualisation est publiée dans les Annals of Oncology[1].

Recommandations principales

  • Une attente vigilante et un report du traitement par privation androgénique (TPA) destinés à détecter une progression des symptômes est recommandée chez les patients qui ne sont pas de bons candidats ou qui refusent un traitement radical.

  • Maladie à faible risque :

    • Une surveillance active est recommandée.

    • Il est nécessaire de privilégier une prostatectomie radicale (PR) ou une radiothérapie (externe ou une curiethérapie) lorsque la surveillance active n’est pas appropriée.

  • Maladie à risque intermédiaire : 

    • Une PR ou une radiothérapie (externe ou une curiethérapie) est recommandée.

    • Un TPA primaire seul n’est pas recommandé.

    • Une radiothérapie radicale associée à un TPA (quatre à six mois) est recommandée.

  • Maladie à risque élevé :

    • Une radiothérapie externe associée à un TPA (18 à 36 mois) est recommandée.

    • La PR associée à une lymphadénectomie pelvienne constitue une option pour certains patients.

    • Les patients jeunes, en bonne santé et présentant une maladie à très haut risque peuvent recevoir une chimiothérapie néoadjuvante par docétaxel avant la radiothérapie.

  • Radiothérapie de rattrapage :

    • Une radiothérapie de rattrapage peut être envisagée en cas d’échec de l’antigène prostatique spécifique (Prostate-Specific Antigen, PSA) après une PR.

    • Un TPA ou du bicalutamide concomitants peuvent être proposés aux patients traités par une radiothérapie de rattrapage.

  • Rechute après un traitement local :

    • Les patients présentant une rechute biochimique après une radiothérapie radicale et aptes à recevoir un traitement local de rattrapage ou un traitement ciblant les métastases doivent faire l’objet d’une tomographie par émission de positons-tomodensitométrie (TDM).

    • Un TPA précoce seul n’est pas recommandé chez les patients présentant une rechute biochimique, à moins qu’ils ne présentent un délai de doublement rapide du PSA, une maladie locale symptomatique ou des métastases identifiées.

Ce résumé clinique a été publié initialement sur Univadis.fr, membre du réseau Medscape.

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