Quiz express: situations médicales embarrassantes pour les patients

Dr George D Harris

Auteurs et déclarations

18 août 2019

Les critères diagnostiques de l’hyperhydrose primitive incluent une sudation excessive depuis au moins 6 mois associée à 4 des signes suivants :

  • Une sudation excessive primaires des zones denses en glandes écrines (zone palmaire, plantaire, axillaire ou cranio-faciale).

  • Une sudation bilatérale et symétrique.

  • L’absence de sudation nocturne.

  • Des épisodes de sudation au moins hebdomadaires.

  • La survenue avant l’âge de 25 ans.

  • Une histoire familiale d’hyperhydrose.

  • Un impact sur les activités de la vie quotidienne.

Certaines hyperhydroses sont idiopathiques alors que d’autres sont secondaires à certaines affections telles que des maladies métaboliques, des infections fébriles ou une consommation de certains médicaments.

Parmi les causes d’hyperhydroses généralisées secondaires, on retient :

  • Certaines pathologies neurologiques ou néoplasiques.

  • Des hyperthermies spontanées périodiques associées à une hyperhydrose.

  • Des pathologies métaboliques.

  • Des affections fébriles.

  • La prise de certains médicaments.

  • L’alcoolisme chronique.

  • La maladie de Hodgkin ou la tuberculose (qui sont à l’origine de sueurs nocturnes en général).

Les hyperhydroses unilatérales ou segmentaires sont rares et en général, il est difficile de leur retrouver une cause organique. Les hyperthydroses unilatérales associées à une anhydrose controlatérale sont elles aussi rares.

A l’inverse des hyperhydroses généralisées, les hyperhydroses localisées débutent habituellement dans l’enfance et l’adolescence. Les hyperhydroses généralisées qui débutent tardivement dans la vie doivent inciter à rechercher une cause secondaire telle qu’une affection systémique, ou un effet indésirable d’un traitement ou encore une maladie métabolique.

Traiter une hyperhydrose peut être complexe autant pour le patient que pour le médecin. Des traitements topiques ou généralisés peuvent être proposés pour prendre en charge l’hyperhydrose. Depuis juin 2018, la FDA a approuvé l’utilisation du glycopyrronium tosylate topique chez les adultes et les plus de 9 ans qui souffrent d’hyperhydrose axillaire primitive. Cet anticholinergique inhibe l’action de l’acétylcholine dans les glandes sudoripares. Ce médicament n’a pas l’AMM en France.

Les aldhéydes peuvent être utilisés pour traiter les zones palmo-plantaires. Mais ils sont moins efficaces dans les zones axillaires.

En France, après consultation médicale, des séances d’ionophorèse (passage de courant électrique dans un récipient ou dans une éponge pour la zone axillaire) peuvent être proposées chez un dermatologue. Une dizaine de séances de 20 minutes peuvent être nécessaires.

Parfois, cette technique est à l’origine de sensations désagréables (picotements, irritation cutanée et douleur en cas de plaie de la zone immergée). Elle est contre-indiquée formellement chez les porteurs de pacemaker et elle est évitée chez les personnes porteuses de prothèse métallique et les femmes enceintes.

Les injections de toxine botulique ne sont proposées que quand le retentissement de l’hypersudation est très important. Elles doivent être effectuées par un dermatologue. Ce traitement est efficace en général pour une durée de trois à six mois. La prise en charge du traitement par injection de toxine botulique est soumise à un accord préalable de l'Assurance Maladie.

La sympathectomie thoracique est aussi réservée aux hyperhydroses particulièrement sévères et résistantes aux traitements locaux. Des phénomènes paradoxaux d’hypersudation dans les zones adjacentes aux nerfs traités ont été décrits.

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