Paludisme et bilharziose : nouveaux résultats avec la phytothérapie à base d’armoise

Pr Christian Perronne, Dr Lucile Cornet-Vernet

Auteurs et déclarations

18 février 2019

Enregistré le 18 janvier 2019, à Paris

Christian Perronne interroge Lucile Cornet-Vernet sur les résultats de deux nouvelles études randomisées sur les effets thérapeutiques d’infusions d’artémisia, versus le traitement actuel recommandé par l’OMS, contre le paludisme et la bilharziose.

TRANSCRIPTION

Christian Perronne — Bonjour, je suis Christian Perronne, infectiologue à l’hôpital universitaire Raymond-Poincaré à Garches. J’ai le plaisir d’être avec Lucile Cornet-Vernet, qui est orthodontiste, mais qui a beaucoup d’autres activités et notamment des projets très importants en Afrique pour évaluer une plante, l’artemisia. Nous allons vous parler de l’effet thérapeutique de l’artemisia dans le paludisme, dans la schistosomiase ou bilharziose, en sachant que pour l’instant ces résultats sont préliminaires. Ce sont des grandes études randomisées, mais qui nécessitent d’être confirmées dans d’autres études avant que ce type de traitement soit éventuellement reconnu comme un standard thérapeutique. Donc il faut être prudent — pour l’instant, on est dans le stade de la recherche.

Lucile, est-ce que tu peux nous dire un mot sur l’histoire de l’artemisia qu’on appelle aussi « armoise » ?

Lucile Cornet-Vernet — Oui, bien sûr. Nous avons étudié deux plantes particulières : l’Artemisia annua, donc annuelle, qui est d’origine chinoise et qui est utilisée depuis des millénaires en Chine pour soigner ce qu’ils appellent les fièvres intermittentes, donc le paludisme. Nous avons aussi étudié une autre armoise, l’Artemisia afra, originaire de l’Afrique de l’Est, et en particulier du Sud, et cette Artemisia afra soigne aussi le paludisme à travers les tradipraticiens.

Christian Perronne — Tu m’as appris que l’Artemisia annua était venue de Chine via Marco Polo qui l’avait ramenée dans ses bagages.

Lucile Cornet-Vernet — Les hommes ramenaient certes des soieries, mais aussi forcément de quoi se soigner des maux qui les impactaient sérieusement. Donc on trouve, en effet, de l’Artemisia annua, même en France, il y en a même aux alentours de Paris. Elle a remonté tranquillement la vallée du Rhône pour s’installer durablement dans toute l’Europe.

Christian Perronne — Quand je faisais mes études de médecine, dans le livre officiel de la parasitologie française, on mentionnait un traitement du paludisme d’utilisation ancestrale en Chine : ils appelaient ça le Qing haosu, qui est le nom chinois de l’artemisia, et c’était mentionné dans le texte officiel français à l’époque. Mais bon, tout le monde rigolait un peu à propos de cette plante. Donc, elle a été redécouverte, je crois que c’était aussi à l’occasion de la guerre du Vietnam.

Lucile Cornet-Vernet — En fait, pendant la guerre du Vietnam, le Viêt-Cong était assailli par le paludisme dans les jungles, et Hô Chi Minh a demandé au grand frère Mao, le Grand timonier, comment faire pour soigner de façon traditionnelle cette maladie. C’est alors que des kilos d’armoise annuelle ont été ingérés par les soldats. Cela a été vraiment très important, parce qu’ils ont réussi à avoir une meilleure santé et à battre les Américains. Ensuite un grand programme a été demandé par Mao Tsé-Toung sur cette plante, pour extraire bien entendu la ou les molécules actives, et c’est l’artémisinine qui a donc été validée par le prix Nobel de médecine [en 2015], reçu par à Tú Yōuyōu, la femme qui en a fait l’étude.

Christian Perronne — C’est intéressant de voir que le médicament est extrait d’une plante, comme beaucoup de médicaments d’ailleurs, parce que quelques fois on critique la phytothérapie, mais n’oublions pas que la plupart des médicaments viennent des plantes. Mais après, de comparer l’action d’une plante globale qui peut contenir plusieurs molécules et un produit tout seul, isolé… donc on va voir les résultats, c’est assez intéressant.

Je sais qu’en Afrique qu’il y avait déjà eu des petites publications, des petites études, avec des petits effectifs et des résultats qui n’étaient pas toujours très convaincants. Qu’est-ce qui ressortait de ces études préliminaires sur l’utilisation de l’artemisia, notamment dans le paludisme ?

Lucile Cornet-Vernet — Alors, beaucoup de petites études ont été faites, certaines publiées, d’autres non. On a retrouvé [les données] par des chercheurs qu’on est allé retrouver là-bas. De manière très globale, [le traitement] est toujours très efficace et ensuite, bien sûr, il y a des phénomènes de recrudescence, comme on a aussi avec des ACT (Artemisinin combined treatment), c’est-à-dire le traitement actuel recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui est une molécule « ancienne » contre le paludisme, le Plasmodium et puis un dérivé de l’artémisinine. Ce sont ces deux molécules combinées qui sont aujourd’hui, recommandées pour essayer d’avoir le moins de résistance possible à l’artémisinine, parce que des résistances arrivent, en ce moment par le Cambodge, dans toute l’Asie du Sud-Est. Certaines de ces études ont été quand même bien menées, même si elles étaient rarement en double aveugle et randomisées, et rarement sur des grands effectifs. Le problème étant, bien entendu, de trouver de l’argent pour faire des études comme ça avec une plante.

Christian Perronne — Bien sûr. Donc tu as été à l’origine d’une grande étude en Afrique sur 1000 patients, randomisée en double aveugle contre un traitement de référence recommandé par l’OMS [1]. Peux-tu dire un mot sur les principaux résultats ?

Lucile Cornet-Vernet — J’étais à l’origine de cette recherche parce que cela a sauvé la vie de deux de mes amis, un Français en Éthiopie, et un médecin congolais [Jérôme Munyangi] qui est aussi à l’origine de cette étude. Donc nous avons décidé de faire cette étude pour prouver la validité d’un tel traitement, très simple, efficace, et qui pourrait être à la portée de tous. C’est en fait ce qui nous intéresse dans cette histoire.

Cette étude a été menée au Maniema, une région du Congo très impaludée (c’est même une zone sentinelle pour l’OMS), en 2015 sur 3-4 mois, en pleine saison des pluies. Nous avons sélectionné à peu près 1000 patients en accès palustre. Il y a eu un bras (à peu près 500 patients) qui ont reçu l’Artesunate-Amodiaquine, qui est un ACT, et l’autre bras a eu une tisane d’artemisia. Et je dis bien une, parce qu’en fait on a eu deux sous-bras : l’un avec de l’Artemisia annua, l’annuelle chinoise, et l’autre bras avec l’Artemisia afra.

Ces patients étaient bien entendu randomisés et nous avons fait le double aveugle ainsi : ce n’était pas très simple, puisqu’il y avait des comprimés et de la tisane à prendre sur sept jours. La posologie de la tisane est assez simple, il faut prendre 5 g dans 1 L d’eau bouillante — cette tisane d’un litre, il faut la boire en trois fois sur la journée. Donc tous les patients, les 1000 patients, ont eu une tisane, la « vraie » ou le placebo, sur sept jours, et en même temps ils ont eu un comprimé à avaler. Pour le bras ACT ils ont les trois vrais comprimés les trois premiers jours, et ensuite ce sont des placebos, et pour ceux qui avaient la tisane, ils ont eu sept jours de comprimé placebo. Cela a été fait ainsi dans cinq centres de santé dans la zone de santé de Kalima.

Les résultats ont été assez incroyables. Nous avons eu, quasiment au bout de 36 heures, une clairance thermique pour les patients sous tisane d’artemisia, alors qu’il a fallu attendre deux jours pour ceux qui étaient sous ACT. Après, nous avons une clairance parasitaire qui était de 24 heures pour le bras artemisia, alors qu’il était plutôt de deux semaines pour le bras ACT, donc c’était vraiment différent. À j28, nous avions quand même entre 90 % et 100 % des patients sous tisane qui étaient toujours avec une clairance parasitaire, alors que beaucoup de patients sous ACT vivaient une recrudescence.

Cet essai clinique a été fait dans des conditions extrêmement difficiles — en Afrique, dans un endroit assez reculé et avec peu d’argent. On n’avait pas toute l’infrastructure qu’il fallait, et malheureusement, les lames ont été mal sauvegardées donc nous avons eu beaucoup de mal à réaliser la PCR pour évaluer la recrudescence et la réinfestation. Nous avons été obligés de ne pas publier [PCR], tellement les résultats étaient étonnants, alors qu’on l’a faite deux fois.

C’est donc un premier grand essai sur cette maladie avec la tisane et, bien entendu, d’autres, peut-être, pourraient être faits de façon beaucoup plus professionnelle, par des gens qui ne font que ça. Mais on voulait vraiment mettre sur la table cette thérapeutique qui pourrait être un espoir.

Christian Perronne — Donc on voit une différence clinique impressionnante à la fois sur la disparition de la fièvre et sur la disparition des parasites, et surtout sur le nettoyage du sang, parce qu’on sait que les moustiques se recontaminent chez des gens qui gardent des parasites malgré la guérison clinique et que cela casse le cycle de transmission, donc c’est très intéressant.

Lucile Cornet-Vernet — Tout à fait. Ce qui a été vraiment très exceptionnel dans cette étude et qui n’avait jamais été fait avec la tisane en particulier, c’était le comptage gamétocytaire. Le portage gamétocytaire a été réalisé à j28 et on n’avait aucun patient avec des gamétocytes dans leur sang dans le bras artemisia, alors que nous avions une dizaine de patients qui gardaient des gamétocytes malgré le traitement avec l’Artésunate-Amodiaquine, et ce sont ces patients-là qui allaient transmettre la maladie …

Christian Perronne — C’est un point majeur pour la dynamique de l’épidémie, je crois. Et du point de vue des effets secondaires, peux-tu en dire un mot ?

Lucile Cornet-Vernet — À part ingérer un litre d’eau dans grosso modo douze heures, ce qui a un effet secondaire classique, il n’y a pas eu d’effets secondaires particuliers. Quelques vomissements, qui sont peut-être dus aussi à la maladie… Par contre, il y a eu 40 % de patients qui avaient les effets secondaires tout à fait classiques des ACT, des problèmes au niveau gastrique, des problèmes de maux de tête importants, etc.

Christian Perronne — Il y a donc une meilleure tolérance de la plante.

Lucile Cornet-Vernet — Oui.

Christian Perronne — C’est vrai que l’OMS était un petit peu frileuse en disant « il ne faut pas utiliser l’artemisia, cela risque de sélectionner la résistance à l’artémisinine. » Mais en fait, dans la moitié des cas, c’est une artemisia africaine ne contenant pas l’artémisinine qui a été utilisée, donc cela montre que dans cette plante il y a un mélange de molécules et que l’artémisinine intervient un peu dans l’une des deux plantes. Mais finalement, ce n’est pas un vrai problème et peut-être que s’il y a une meilleure tolérance, il y a moins de concentration de produits différents. Et il y a un effet synergique de beaucoup de molécules dans les plantes. Je sais que des chimistes travaillent activement là-dessus.

Lucile Cornet-Vernet — Oui, tout à fait. Il y a la professeur américaine Pamela Weathers, à Boston, qui travaille depuis 30 ans sur l’artémisinine et qui depuis 5 ans clame vraiment tout ce qu’elle peut avant de partir à la retraite, qu’il faut utiliser la plante en totum, parce qu’il y a une vingtaine de molécules actives contre le Plasmodium et que certaines molécules de ces plantes, aussi bien l’annua que l’afra, par exemple augmente la biodisponibilité dans le tube digestif. En fait, cette synergie est en train d’être prouvée aussi par des Chinois, donc il y a vraiment un trésor à trouver et à prouver — bien entendu qu’il faut le prouver — dans l’utilisation d’une plante aussi complexe. Et je dis bien, l’Artemisia de sous-bras afra ; la biochimie de cette plante a été faite et il y a très peu d’artémisinine ou de dérivés d’artémisinine. Donc cela montre, de toute façon, que ce n’est pas que l’artémisinine qui soigne dans ces plantes.

Christian Perronne — Ce qui m’a beaucoup frappé localement sur le terrain, dans beaucoup de régions d’Afrique, c’est l’impact sociologique de l’appropriation de la population de cette méthode, puisqu’ils constatent au quotidien les effets sur leurs enfants, leurs voisins… C’est un phénomène qui est presque viral et qui est incroyable.

Lucile Cornet-Vernet — Tout à fait. Alors il y a toujours eu des petites poches. En fait, souvent c’était des monastères qui cultivaient l’artemisia, et ce sont ces gens-là que je suis allée trouver en Afrique pour voir comment cela se passait autour de chez eux. Ils étaient un peu tous seuls, isolés, ne connaissant pas forcément bien la posologie, qui est quand même hyper claire — c’est 5 g par litre. Et c’est cette appropriation par la population qui s’est faite, au départ tout autour de la zone de santé où on avait fait les études, de façon complètement incroyable. C’est-à-dire que les gens se sont mis vraiment à cultiver cette plante, qui ressemble à une vraie plante, elle devient très grande et elle sent très bon.

Artemisia Afra (source : La Maison d’Artemisia)

Les paysans sont capables ainsi de produire leurs propres semences et d’en donner à leurs voisins, à leur famille qui habite un peu plus loin et comme cela, par tache d’huile, ces gens sont capables de se soigner par eux-mêmes. C’est vraiment une liesse populaire — quand j’y vais de temps en temps — vraiment, les gens sont extrêmement heureux de pouvoir donner ces traitements, parce qu’on sait bien qu’en Afrique, on déverse bien sûr des millions et des millions de traitements antipaludéens, mais cela n’arrive pas partout et il y a des moments où il y a des ruptures d’approvisionnement. Et puis il y a aussi le fléau absolu que sont les faux médicaments en Afrique. Alors, certains pays en ont moins et d’autres pays en guerre, etc., donc 80 % des médicaments sont faux, c’est vraiment horrible.

Christian Perronne — Et puis l’OMS dit « on donne les médicaments gratuitement », mais on sait très bien que cela arrive gratuitement chez le grossiste répartiteur, mais après, chaque intermédiaire fait payer…

Lucile Cornet-Vernet — Tout à fait. Bien sûr qu’il y a des zones où les médicaments sont gratuits, mais tout au bout de la chaîne, il y a aussi des gens très pauvres qui ne peuvent pas se payer les médicaments. Vraiment, j’en vois à chaque fois que j’y vais. Et j’ai demandé dans les dernières missions combien était le coût du paludisme pour une famille, et à chaque fois ils me répondent que c’est un mois de revenus, un douzième de leurs pauvres revenus. C’est pour soigner leurs enfants, parce que la plupart du temps ce sont les enfants qui sont malades, donc dès que la saison des pluies arrive, arrivent finalement les moustiques — ils sont heureux de pouvoir cultiver, mais ils sont malheureux d’être obligés de soigner en permanence leurs enfants.

Christian Perronne — Ce qui est intéressant, c’est qu’au cours de cette étude, un peu par hasard, on a constaté que quand on utilisait l’artemisia pour le paludisme, les gens se débarrassaient aussi des œufs de schistosome (c’est une zone du Congo où il y a énormément de schistosomiase, qu’on a connue aussi sous le nom de bilharziose, et la schistosomiase est très fréquente dans ces populations). Cela a eu un effet aussi assez magique sur la schistosomiase et même un peu plus efficace que le praziquantel, qui est le produit officiel.

Lucile Cornet-Vernet — C’est en effet incroyable. C’était vraiment une grande découverte de la préétude clinique qu’avait faite le docteur Muniangyi. En fait, il m’a appelé un jour en me disant « mais c’est incroyable, les gens n’ont plus de schistosomiase en même temps qu’ils sont soignés contre le paludisme. » Et donc on s’est mis à travailler en se disant qu’on allait faire les deux études [sur le paludisme [1] et sur la bilharziose[2]] en même temps. Et en effet, il n’y avait plus aucun œuf de schistosome dans les selles à j14 pour la tisane, alors que c’était j21 pour le praziquantel.

Christian Perronne — Mais il y a un message important à délivrer pour nos spectateurs qui sont français : l’artemisia est interdite à la vente en France et en Belgique, il ne s’agit absolument pas de recommander aujourd’hui l’artemisia pour les touristes et résidents, c’est hors de question, ce n’est pas validé, ce n’est pas accepté par l’Agence du médicament aujourd’hui. Ce sont les résultats d’une étude randomisée sur 1000 patients, très intéressante, qui ouvre des perspectives d’avenir, qui doit être confirmée dans d’autres études. Il faut que les collègues et l’OMS collaborent pour faire avancer les choses. Et pour l’instant, un touriste français ou un résident doit utiliser les médicaments autorisés par l’ANSM, l’agence du médicament. Je suis très ferme là-dessus parce que quelquefois on est critiqué en disant « vous recommandez des plantes qui sont à peine validées. » Non, on ne recommande pas. C’est une constatation de recherche qui est passionnante.

Lucile Cornet-Vernet — Tout à fait. Et, de plus, cela a été fait sur des gens qui étaient semi-immunisés, qui connaissaient le paludisme depuis leur naissance, alors qu’en France [c’est différent]…

Christian Perronne — J’ai des collègues qui ont envoyé partout sur Internet qu’il y avait eu quelques rares cas d’échec de la prévention par automédication par artemisia de Français qui étaient partis en Afrique. D’abord, ils l’ont fait d’eux-mêmes, ils n’ont pas pris les bonnes doses, ils ont sauté des prises certains jours. Alors, il y a quelques rares cas, il y a eu deux cas à Strasbourg et peut-être quelques autres cas. Il faut mettre ça en balance avec les centaines de cas, si ce n’est pas les milliers de cas d’échec de la prévention officielle avec des médicaments tout à fait officiels, puisque beaucoup de touristes ne prennent pas la bonne dose ou sautent des prises.

Lucile Cornet-Vernet — Exactement. Ce n’est vraiment pas du tout notre cœur de cible de travail, en fait. Vraiment, nous, on travaille pour des gens très pauvres, qui ont du mal à se soigner. C’est vraiment à but humanitaire qu’on fait tout cela, c’est sûr.

Christian Perronne — J’aurais un message de conclusion sur la phytothérapie… visiblement les plantes ont des propriétés anti-infectieuses merveilleuses. On voit même des chercheurs de haut niveau qui s’y intéressent maintenant et qui publient. C’est peut-être un avenir pour combattre l’antibiorésistance par exemple, parce qu’on n’a plus beaucoup de nouvelles molécules antibiotiques. Donc il y a vraiment une nécessité de faire de la recherche de qualité. Le gros problème est qu’on ne peut pas breveter une plante — on peut breveter un mélange de plantes, mais le brevet peut être facilement contourné, il suffit de rajouter une plante dans le cocktail et on contourne le brevet. Donc c’est le problème du financement de ces études et il faudra qu’on trouve de nouvelles méthodes de financement pour avancer.

Lucile Cornet-Vernet — C’est pour cela que nous avons monté une fondation [La Maison de l’Artémisia] et une ONG, ce qui a justement permis de recueillir des fonds qui ont été mis à disposition des chercheurs africains pour faire ces études.

Christian Perronne — En tout cas, cela nécessite de nouveaux essais thérapeutiques. Merci beaucoup.

 

Commenter

3090D553-9492-4563-8681-AD288FA52ACE
Les commentaires peuvent être sujets à modération. Veuillez consulter les Conditions d'utilisation du forum.

Traitement....