Quiz express: les résolutions santé pour 2019

Dr George D Harris

Auteurs et déclarations

2 janvier 2019

Le sommeil physiologique peut être divisé en deux phases : un sommeil dit paradoxal avec mouvements oculaires rapides (REM) et un sommeil lent sans mouvements de ce type (NREM). Le sommeil lent est divisé en plusieurs phases de sommeil de plus en plus profond : N1, N2, et N3 (sommeil profond à ondes delta). L’endormissement survient lorsque la conscience des stimuli sensoriels baisse ou lorsqu’un mécanisme actif qui facilite cette baisse de la conscience est mis en place. Des facteurs homéostatiques (facteurs S) et des facteurs circadiens (facteurs C) interagissent pour définir l’heure de l’endormissement et la qualité du sommeil.

L’endormissement est suivi par du sommeil léger (stade N1, puis stade N2) qui conduit en une vingtaine de minutes au sommeil lent profond. Au bout d’environ 90 minutes, le sommeil paradoxal apparaît. Ces différents stades constituent le premier cycle de sommeil. Un cycle dure environ 90 à 100 minutes. Une nuit comporte de 4 à 6 cycles, selon la durée du sommeil. La première moitié du sommeil est particulièrement riche en sommeil lent profond, alors que la seconde moitié est essentiellement constituée par l’alternance de sommeil léger et de sommeil paradoxal.

Le stade N1 est un stade de transition entre l’éveil et le sommeil. Le dormeur n’a pas vraiment l’impression de dormir, il somnole. Ce stade constitue 2 à 5% du sommeil total.

Le stade N2 est le stade de sommeil confirmé (45 à 55% du temps de sommeil). L’électro-encéphalogramme enregistré au cours du sommeil montre des figures caractéristiques avec des « fuseaux » et des complexes « K », qui permettent d’affirmer que le dormeur dort.

Le sommeil profond, stade N3, se caractérise sur l’électro-encéphalogramme par des ondes lentes et amples (ondes delta), d’où son nom de sommeil à ondes lentes. C’est un sommeil profond qui dure 5 à 15% du temps total de sommeil et dont il est difficile de réveiller le dormeur.

Le sommeil paradoxal représente 20 à 25% du temps total de sommeil et il se répète 4 à 5 fois dans la nuit.

Classiquement, le sommeil de stade N3 survient préférentiellement pendant le premier tiers de la nuit, alors que le sommeil paradoxal prédomine en fin de nuit. C’est d’ailleurs en analysant le moment de survenue de certains troubles du sommeil qu’un diagnostic étiologique peut être établi : ainsi, c’est au cours des phases de sommeil N3 que peuvent survenir des parasomnies (somnambulisme, terreurs nocturnes…) alors que les troubles du comportement en sommeil paradoxal surviennent en fin de nuit.

Le manque de sommeil est un concept relatif. Ainsi, une perte d’un temps de sommeil limité (une heure par nuit pendant plusieurs nuits par exemple) peut induire des troubles cognitifs légers et parfois même non reconnus. Alors qu’une perte de temps de sommeil plus importante ou plus longue peut induire des troubles cognitifs sévères proches de ceux rencontrés à l’occasion d’un AVC. L’impact du manque de sommeil est rarement pris en compte, mais il est souhaitable que l’éducation et la recherche sensibilisent à cet important sujet.

Le manque de sommeil à court terme peut favoriser l’obésité et déséquilibrer un diabète de type 2.

 

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