Quiz express: le sevrage tabagique

Dr Stephen Soreff

Auteurs et déclarations

28 mai 2018

Le sevrage est à l’origine de nombreux symptômes : difficulté à se concentrer, nervosité, céphalées, prise de poids en lien avec une augmentation de l’appétit, bradycardie, insomnie, irritabilité et dépression. C’est au cours de la première semaine que ces signes sont les plus intenses, ils ont tendance à s’amenuiser en un mois environ.

La notion de « paquet année » qui inclue l’âge de la première cigarette et la consommation quotidienne, est la valeur la plus prédictive d’une dépendance à la nicotine.

La HAS propose deux algorithmes d’aide au sevrage, le premier intitulé « du dépistage à la mise en place d’un traitement d’aide à l’arrêt de la consommation de tabac » qui permet d’évaluer la dépendance et la motivation à l’arrêt. Le médecin doit faire savoir au patient « qu’il est disponible pour l’aider ».

Le second qui prend en compte le parcours du patient désireux d’arrêter de fumer en détaillant les étapes : intention, décision et élaboration, action, liberté.

Le tabagisme par lui même n’est pas un facteur de risque de suicide. Néanmoins, l’existence de pathologies psychologiques ou psychiatriques chez les fumeurs – dépression ou anxiété – majore le risque de suicide. Le médecin doit donc mener un interrogatoire permettant de dépister d’éventuels troubles de ce type qui peuvent mettre en jeu la sécurité du patient. Et si c’est le cas, il doit pousser plus loin l’interrogatoire afin de préciser le risque de passage à l’acte et de déterminer les facteurs qui peuvent aggraver ou diminuer les troubles de l’humeur afin d’éviter le risque de geste auto-agressif.

De façon générale, la nicotine n’induit pas de troubles de la perception ou de la pensée tels que des hallucinations visuelles ou des idées délirantes. Mais il faut mettre en balance avec cette donnée un fait avéré : 75 à 90 % des schizophrènes fument.

L’utilisation de la nicotine n’affecte pas négativement la mémoire, l’habilité à réaliser un calcul simple, les capacités d’abstraction ou de jugement. Le tabac n’induit pas non plus de confusion ou de démence. Néanmoins, chez les plus âgés qui souffrent de tels troubles, le tabagisme aurait tendance à les aggraver.

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