Quiz express: le sevrage tabagique

Dr Stephen Soreff

Auteurs et déclarations

28 mai 2018

La dépendance à la nicotine est désormais référencée comme un trouble de la santé mentale dans le DMS-5. Onze critères ont été retenus et ils doivent être recherchés. Si au moins deux d’entre eux sont ou ont été présents au cours des 6 derniers mois, alors on peut parler d’addiction à la nicotine.

  1. Une utilisation d’une grande quantité de tabac évaluée par la notion de paquets-années (nombre de paquets multipliés par le nombre d’années)

  2. Le désir persistant d’une diminution, voire d’un contrôle du tabagisme sans que les efforts entrepris aient permis de s’engager dans la voie du succès

  3. Un important temps passé à des activités qui permettent d’acheter du tabac ou d’en fumer  

  4. Un « craving » ou désir intense, voire une urgence à fumer.

  5. Une utilisation récurrente du tabac aboutissant à une impossibilité à remplir ses obligations au travail, à l’école ou à la maison.

  6. Une utilisation continue du tabac en dépit de l’existence de conflits sociaux ou interpersonnels persistants ou récurrents en lien ou exacerbés par les effets du tabac (par exemple, des disputes liées à la consommation de tabac)

  7. La diminution, voire l’arrêt d’activités sociales, occupationnelles ou récréationnelles du fait du tabagisme.

  8. Le recours à des cigarettes dans des situations potentiellement dangereuses (telles que fumer au lit par exemple)

  9. La persistance d’un tabagisme en dépit de l’existence de problèmes de santé physiques ou mentaux, actuels ou passés, liés ou aggravés de façon directe ou indirecte par le tabagisme.

  10. Un phénomène de tolérance défini comme soit un besoin d’augmenter les doses consommées afin de ressentir l’effet attendu, soit comme une diminution de l’effet lorsque la quantité fumée reste la même

  11. Des signes de « manque » qui se réfèrent aux symptômes classiques de l’arrêt du tabac ou au recours aux cigarettes afin de limiter voire d’éviter ces signes.

En France, la HAS recommande d’utiliser le test de dépendance à la cigarette de Fagerström en deux ou six questions et de repérer également les critères de dépendance ignorés dans ce test (notamment syndrome de sevrage, perte de contrôle, désir persistant ou incapacité́ à réduire ou arrêter sa consommation). Ces informations peuvent être obtenues facilement au cours de l’anamnèse.

En cas de sevrage aigu, il est possible de se libérer des signes de manque de nicotine (« besoin » intense et immédiat, tremblements des extrémités, nausées et douleurs abdominales à type de crampe, sueurs, céphalées, toux, gorge sèche, insomnie, difficulté à se concentrer) en consommant de la nicotine, le plus habituellement en fumant.

Commenter

3090D553-9492-4563-8681-AD288FA52ACE
Les commentaires peuvent être sujets à modération. Veuillez consulter les Conditions d'utilisation du forum.

Traitement....