Derniers rebondissements dans l’affaire du Lévothyrox

Aude Lecrubier

Auteurs et déclarations

23 novembre 2017

Dans cet article

Paris, France— En quelques jours, l’affaire du Lévothyrox a connu moult rebondissements : condamnation de Merck à fournir l’ancienne formule du médicament à 25 patients en Haute-Garonne ; découverte, en France, d’un laboratoire produisant un bioéquivalent de l’ancienne formule du Lévothyrox® pour les italiens ; dépôt de plainte contre les ministres Agnès Buzyn et Bruno Le Maire pour non-assistance à personne en danger …

Retour sur une semaine chargée en événements qui continue d’opposer le Ministère de la santé et le laboratoire Merck qui estiment la situation sous contrôle aux associations et avocats de victimes qui jugent que les « mesures temporaires » instaurées sont un échec.

1. Justice pour 25 patients

Petite victoire pour les patients, le 14 novembre dernier, le tribunal de grande instance de Toulouse a condamné le laboratoire Merck à délivrer l’ancienne formule du Levothyrox® (excipient lactose) à 25 plaignants ayant particulièrement souffert du passage à la nouvelle formule (excipient mannitol). Le laboratoire qui a fait appel, a néanmoins promis de délivrer 200 000 boites supplémentaires de Lévothyrox® ancienne formule d’ici la fin de l’année.

Cette décision de justice qui a été saluée comme « une reconnaissance pour les patients » pose toutefois un problème d’équité.

Selon Maître Christophe Lèguevaques, l’avocat à la tête de la plus vaste action collective contre Merck dans cette affaire (voir article Medscape), la décision du TGI de Toulouse « crée une rupture d'égalité pour les malades situés hors du département de la Haute-Garonne», a-t-il écrit dans une lettre adressée à la ministre des Solidarités et de la Santé le jour même.

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