Sclérose en plaques et grossesse : la prise en charge évolue

Aude Lecrubier

Auteurs et déclarations

13 novembre 2017

Dans cet article

3. Alemtuzumab : des résultats rassurants

Une autre analyse du Dr David Rog et coll. (Salford, Royaume-Uni) sur l’exposition à l’anticorps monoclonal alemtuzumab est plutôt rassurante [4]. Sur les 248 grossesses rapportées chez des femmes utilisant de l’alemtuzumab dans les essais CAMMS223, CARE MS1 et CARE MS2 au 1er avril 2017, dont 218 aux résultats connus, aucun signal de tératogénicité n’a été observé à ce jour et les taux d’avortement spontanés étaient comparables à ceux des femmes atteintes de SEP sans traitement et à ceux de la population générale.

En tout, alors que sur l’ensemble des grossesses, 9 sont survenues dans les 4 mois suivant la perfusion d’alemtuzumab, 147 (67%) ont abouti à des naissances vivantes sans anomalies congénitales, 48 (22 %) à des avortements spontanés, 22 (10 %) à des IVG et 1 (0,5 %) à un enfant mort-né.

Les motifs d’IVG étaient, un choix personnel (n=6), une grossesse extra-utérine (n=3), un œuf clair (n=2), une anomalie chromosomique (n=2) ou une anomalie fœtale (n=1).

« Dans les essais cliniques sur l’alemtuzumab, les grossesses ont abouti le plus souvent à la naissance d’un enfant en bonne santé », concluent les auteurs.

Ils précisent que des données « vie-réelle » sont actuellement recueillies dans le registre international d’exposition au Lemtrada pendant la grossesse (19 pays, grossesses dans les 4 mois suivant la perfusion d’alemtuzumab).

 
Dans les essais cliniques sur l’alemtuzumab, les grossesses ont abouti le plus souvent à la naissance d’un enfant en bonne santé  Les auteurs
 

Commenter

3090D553-9492-4563-8681-AD288FA52ACE
Les commentaires peuvent être sujets à modération. Veuillez consulter les Conditions d'utilisation du forum.

Traitement....