Plus de lumière bleue, moins de nuit noire : impacts sur la santé

Lisa Marshall

Auteurs et déclarations

21 juillet 2017

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Etats-Unis — Jetez un coup d’œil sur l’intérieur d’une famille américaine typique après le diner (une famille française pourrait donner la même impression – NDLT), et vous verrez tous les occupants baigner dans une lumière bleue diffuse. Alors que les parents envoient les derniers e-mails ou sont allongés sur leur lit les yeux rivés sur une liseuse, les enfants mettent à jour leur compte Snapchat ou s’activent sur un nouveau jeu, scotchés à leurs téléphones. Et même si ces gadgets sont éteints, les nouveaux lampadaires de rue écologiques, les écrans de télévision, les ampoules de la maison, tous émettent une lumière bleutée plus forte (et de plus courte longueur d’onde) que ne le faisaient les vieilles ampoules à incandescence.

La nuit noire : une espèce en voie de disparition

Autant de sujets de préoccupation pour le Dr Charles Czeiler (PhD, chef de la division sur le sommeil et les rythmes circadiens au Brigham and Women’s Hospital) à Boston.

Le Dr Czeisler fait partie de ce nombre croissant de médecins, chercheurs et responsables des politiques de santé qui tirent la sonnette alarme en disant que la nuit noire – au même titre, que manger sain, faire de l’exercice régulièrement, et avoir de bonnes habitudes de sommeil – est un ingrédient clé, mais possiblement en voie de disparition, pour rester en bonne santé sur le long terme.

L’exposition nocturne à la lumière artificielle : un risque qui va croissant

L’année dernière, le programme national de toxicologie américain a organisé une réunion de travail pendant 2 jours pour explorer les recherches croissantes liant l’exposition à la lumière artificielle pendant la période nocturne, non seulement aux problèmes de sommeil, mais aussi à la prise de poids, à la dépression, au cancer et aux pathologies cardiaques. En octobre, la NASA a été jusqu’à changer tout l’éclairage de la station spatiale en optant pour des lumières, qui, la nuit venue, s’estompent et évoluent vers des longueurs d’ondes plus élevées, ce qui a un impact moindre sur la physiologie humaine que la « lumière bleue ».

En juin dernier, l’American Medical Association est intervenue dans le débat, en publiant un communiqué où elle s’inquiète que les nouvelles diodes (LED) ultra-éclairantes que l’on retrouve désormais dans de nombreux éclairages urbains puissent « contribuer au risque de pathologies chroniques ».

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