Manger du poisson atténuerait les symptômes de polyarthrite rhumatoïde

Aude Lecrubier, Janis C. Kelly

Auteurs et déclarations

5 juillet 2017

Paris, France— Consommer du poisson au moins deux fois par semaine atténuerait les symptômes de polyarthrite rhumatoïde, selon une analyse transversale publiée en ligne le 21 juin dans Arthritis Care & Research[1].

Jusqu’ici plusieurs essais randomisés contrôlés ont montré que les compléments alimentaires à base d’huile de poisson diminuaient le nombre d’articulations douloureuses et augmentaient les taux de rémission des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Ces nouvelles données suggèrent qu’un bénéfice similaire peut être obtenu en consommant plus régulièrement du poisson.

« Nous avons observé une différence de 0,49 pour le score d’activité de la maladie DAS28-CRP entre les personnes qui consommaient le plus de poisson et celles qui en consommaient le moins. Cela correspond à un tiers de l’effet observé avant et après traitement par méthotrexate », notent les chercheurs, le Pr Sara K. Tedeschi et coll. (Brigham and Women's Hospital, Service de rhumatologie, immunologie et allergologie, Harvard Medical School, Boston).

Comme pour la supplémentation, les bénéfices associés à la consommation de poisson seraient liés aux effets anti-inflammatoires des acides gras oméga-3, selon les chercheurs.

Une analyse transversale sur 176 patients

L’analyse transversale a utilisé les données de 176 participants de la cohorte Evaluation of Subclinical Cardiovascular Disease and Predictors of Events in RA (ESCAPE-RA) . Les patients qui avaient eu un accident cardiovasculaire ou qui pesaient plus de 136 kg n’ont pas été inclus dans l’étude. Le score moyen de DAS28-CRP était de 3,5 (polyarthrite rhumatoïde d’activité modérée).

La fréquence de la consommation de poisson a été évaluée à l’entrée dans l’étude par un questionnaire sur le régime alimentaire au cours de la dernière année. La consommation de poisson a été stratifiée de la façon suivante :

-jamais à moins d’une fois par mois ;

-une fois par mois à moins d’une fois par semaine ;

-une fois par semaine ;

-au moins deux fois par semaine.

Les auteurs expliquent qu’auparavant, des études ont montré que les taux plasmatiques d’acides gras oméga 3 étaient significativement corrélés à la consommation de poisson non frits mais pas à la consommation de poissons frits, de coquillages, ou de poisson dans des plats mélangés comme « les crevettes ou le poisson sautés aux légumes ». Ces plats n’ont donc pas été inclus dans l’évaluation.

En outre, ils précisent que les doses d’acides gras oméga-3 contenues dans les compléments alimentaires à base d’huile de poisson excèdent celles contenues dans une portion de poisson.

Comme pour la supplémentation, les bénéfices associés à la consommation de poisson seraient liés aux effets anti-inflammatoires des acides gras oméga-3 Les chercheurs

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