Epreuves d’internat (ECNi) : le retour du cauchemar

Jean-Bernard Gervais

Auteurs et déclarations

23 juin 2017

Enquête de l’inspection générale diligentée

Côté pouvoirs publics, justement, les mots d’excuse se sont multipliés. Le CNG (centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière) publiait un communiqué, signé par Danielle Toupillier, sa présidente, Marc Braun, président du jury, Jean-Paul Romanet, président du conseil scientifique en médecine, et Antoine Houdin, président de l’ANEMF, dès le 21 juin. « Nous sommes conscients des difficultés que représente le passage d’une nouvelle épreuve de dossiers cliniques ce 22 juin […] Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser. » Tout en faisant remarquer que c’était la moins pire des solutions : « Vous imposer une nouvelle convocation en septembre pour une session complète d’épreuves à quelques semaine de votre prise de fonction serait humainement inacceptable. »

Les ministères concernés réagissaient par voie de presse le 22 juin. Dans un communiqué, ils revenaient sur les difficultés rencontrées par les candidats et promettaient de résoudre ces problèmes, dès le 27 juin prochain : « Conscients que ces problèmes à répétition ne sont pas acceptables pour les étudiants, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ainsi que le ministère des Solidarités et de la Santé, ont convoqué un comité de suivi extraordinaire qui se réunira le 27 juin et demandé une enquête de l’inspection générale. Il examinera avec toutes les parties prenantes les mesures nécessaires à la sécurisation de cette épreuve. Celles-ci seront mises en place sans délai."

Règlement de comptes

Les étudiants, de leur côté, n’ont pas désarmé et ont lançé une pétition, signée par près de 1300 pétitionnaires, demandant des changements à la tête du centre national du concours d’internat (CNCI). « Lorsque les objectifs ne sont pas atteints, un renouvellement des personnes est également nécessaire, sous le contrôle des Ministères des Affaires Sociales et de la Santé et de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation », grondent-ils.

Et certains PU-PH, sentant le vent tourner, ont commençé dès ce 23 juin à régler leur compte sur les réseaux sociaux, tel le professeur Olivier Palombi, qui accusait : « des dizaines d’enseignants investis et altruistes ont vu leur travail piétiné par quelques collègues désinvoltes INJUSTE ». La suite le 27 juin…

Lorsque les objectifs ne sont pas atteints, un renouvellement des personnes est également nécessaire…. Les étudiants

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