Allergies de l’enfant : désensibilisations et nouveaux traitements

Dr Isabelle Catala

Auteurs et déclarations

20 juin 2017

Dans cet article

3. Allergies alimentaires : induire une tolérance par l’immunothérapie orale

En exposant une personne allergique de façon régulière à des doses faibles mais progressivement croissantes d’allergènes, il est possible d’induire une tolérance. Chez les enfants présentant des allergies alimentaires, cette tolérance peut les mettre à l’abri de réactions allergiques graves.

Cette méthode – réservée aux équipes spécialisées – est plus efficace que l’éviction, car il est difficile d’éviter tout contact avec l’allergène, tant les indications sur les compositions d’aliments sont imprécises.

Différentes méthodes d’immunothérapie sont utilisées (immunothérapie sublinguale, épi cutanée) mais celle qui permet des meilleurs résultats est l’immunothérapie orale.

Les enfants traitées par cette approche vont consommer quotidiennement des allergènes d’abord en phase d’induction de la tolérance puis en phase de maintenance. Ce traitement n’est prescrit qu’en cas d’allergie alimentaire confirmée et après évaluation de seuil réactogène.

Bien que les protocoles utilisés soient hétérogènes, les résultats obtenus sont généralement bons puisque 62 à 100 % des enfants sont désensibilisés pour l’arachide, 57 à 94 % pour l’œuf et 36 à 90 % pour le lait. Mais à long terme, l’effet s’amenuise puisque seuls 14 à 50 % des personnes traitées restent tolérantes à l’allergène dans le cas de l’arachide.

Les effets secondaires de l’immunothérapie orale sont fréquents, mais s’ils sont de gravité moyenne : de 26 à 46 % des personnes traités ont recours au moins une fois à de l’adrénaline au cours des 6 à 12 mois de traitement.

La question du maintient du traitement une fois la tolérance acquise n’a pas encore été tranchée.

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