Nouveaux certificats de décès : c’est acté

Stéphanie Lavaud

Auteurs et déclarations

15 août 2017

                                   
           

Actualisation  -Les deux nouveaux modèles de certificats de décès permettant une amélioration  des statistiques par le centre épidémiologique de l’InVS seront disponibles dès  le premier janvier 2018 selon un arrêté publié par le Journal Officiel. Ils concernent les  « décès néonataux jusqu’au 27 ème jour de vie (morts nés exclus) » et  les « décès à partir du 28 ème jour ».

           

Si le  volet administratif des deux types de certificats est identique, c’est la partie  médicale qui diffère et qui est détaillée en annexe dans le Journal Officiel.

           

L’arrêté  reprend la notion de volet médical spécifique qui permet de renseigner les  causes du décès même plusieurs jours après la rédaction du certificat.

           

Le volet  médical des deux types de certificats sont établis par le médecin ayant  constaté le décès, même dans les cas où une recherche des causes du décès est  demandée

           

Les  certificats seront disponibles par voie  électronique à tous les médecins ou établissements qui ont effectué une demande auprès de  l’Inserm. Ils pourront aussi être accessibles grâce au site mobile CertDc. Des exemplaires papiers sont  disponibles auprès des ARS.

           

Des  exemples de certificats sont proposés en annexe du texte du Journal Officiel afin de faciliter  l’appropriation de ces nouveaux outils.

           

Paris, France     A l’occasion de la Paris Healthcare Week, la Direction Générale de la Santé     (DGS) a annoncé le lancement de l’expérimentation de dématérialisation de     la totalité des certificats de décès (volet médical ET administratif), en     situation de mobilité, via l’application             CertDc         dans 6 villes françaises, avant généralisation à l’ensemble de l’hexagone     en 2018 [1].

                                   
           

Certificat de décès : à quoi sert le volet médical ?

           

« Données de référence pour la santé publique depuis la fin du 19        ième siècle, les causes de décès sont le seul indicateur de         santé à être constant, mesurable et universel, avec un mode de recueil         calé par l’OMS à partir d’une codification des maladies uniformisée »         rappelle le Dr Claire Rondet (CépiDC-Inserm).

           

Elles sont utilisées pour :

           

-Hiérarchiser les priorités de santé publique et les évaluer ;

           

-Mettre en évidence les facteurs de variation nationaux et         internationaux ;

           

-Contribuer à l'alerte sanitaire (en collaboration avec Santé Publique         France).

           

Choc de simplification

Le certificat de décès version papier est sur le point de mourir de sa     belle mort au profit du numérique. En cause : un choc de simplification rendu possible     par les nouvelles technologies et qui se traduit par une «     dématérialisation » à petit feu…

Née d’une réflexion suite à la canicule de 2003, la certification     électronique vise à disposer immédiatement de données médicalement fiables     en allégeant la charge logistique. « Avec le circuit papier, la     disponibilité moyenne des données par l’Inserm est de l’ordre de 2 à 4 mois     » rappelle Isabelle Carton (Ministère des affaires     sociales et de la santé), en charge du pilotage du projet. Un délai bien     trop long quand il s’agit de lancer une alerte sanitaire.

Le projet s’est concrétisé en 2007 avec la mise au point de l’application     web CertDc qui permet aux médecins qui le souhaitent de saisir en ligne un     certificat de décès et d'en transmettre « quasi immédiatement » le volet     médical auprès des services partenaires en charge de l'analyse des causes de décès (CépiDc-Inserm) et de Santé publique France (ex InVS)    [2].

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