Sept ans après Grenoble, l’AP-HP adopte la prise de rendez-vous médicaux en ligne

Jean-Bernard Gervais

Auteurs et déclarations

26 mai 2017

Paris, France — Courant mai, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a confirmé que les 9.000 médecins du plus grand CHU de France pourront désormais être connectés à un outil de prise de rendez-vous en ligne, en l’occurrence Doctolib. C’est en 2015 que Doctolib avait remporté l’appel d’offres de l’AP-HP. Le CHU francilien avait dans un premier temps, au tout début de l’année 2015, testé la solution Doctolib en l’expérimentant dans quatre services des hôpitaux Paul Brousse et Bicêtre.

La raison de cette expérimentation ? L’AP-HP, selon des données de 2016, connaissait un taux de rendez-vous non honorés de 19%, et un délai proche de 38 jours pour obtenir une consultation. Pour l’APHP, l’objectif affiché avec l’adoption de Doctolib est triple : améliorer l’accessibilité pour les primo-accédants, innover face aux autres établissements, et rendre le patient plus autonome.

En terme d’innovation concurrentielle, c’est un peu raté. Les modules de rendez-vous médicaux en ligne sont maintenant légion et très répandus dans les établissements de santé. Parmi les CHU, le premier à s’être équipé de ce type de solution informatique, le CHU de Grenoble, est passé à l’acte en… 2010. Doctolib, qui revendique la pôle position (en France et en Allemagne) sur le marché du rendez-vous médical en ligne, affiche un portefeuille clients comptant au bas mot 600 établissements…

Une première étape

Quoi qu’il en soit, même avec du retard, le basculement de l’AP-HP dans le rendez-vous médical en ligne marque une étape. D’abord accessible dans 7 établissements (Antoine-Béclère, Bicêtre, Paul-Brousse, Saint-Antoine, Tenon, Trousseau, et plusieurs services de Pompidou), la solution Doctolib sera disponible dans les 39 établissements de l’AP-HP à partir de juin 2018. Ce qui devrait représenter, à terme, 1,2 million de rendez-vous pris en ligne, sur 4 millions de consultations. Le coût de l’opération est d’environ 2 millions d’euros.

Du côté de Doctoblib, on affiche une grande satisfaction. Car si la start-up, créée en 2013, a déjà à son actif équipé nombre d’établissements, c’est le premier CHU qui tombe dans son escarcelle. « C’est un grand pas pour nous », a témoigné auprès de l’AFP Stanislas Niox-Château, président de Doctolib. Car c’est la première fois que Doctolib décroche un marché « aussi grand et complexe ». Dans un premier temps, les fonctionnalités accessibles seront basiques : prise de rendez-vous sur Internet, confirmation d’une consultation par mail, alerte par SMS en cas de libération d’un rendez-vous.

En 2017, les patients pourront aussi prendre des rendez-vous en ligne pour des actes d’imagerie et remplir en ligne sur un portail des champs de leur dossier médical.

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