L’hygiène de vie après cancer du colon conditionne la mortalité à 7 ans

Aude Lecrubier

Auteurs et déclarations

31 mai 2017

Globalement, au cours du suivi de 7 ans, le risque de décès des 91 survivants qui avaient la meilleure hygiène de vie (scores de 5 à 6) était abaissé de 42 % et leur survie sans récidive était prolongée (tendance) par rapport aux 262 survivants qui avaient la moins bonne hygiène de vie (scores de 0 à 1).

En outre, lorsque la consommation d’alcool est prise en considération, les écarts se creusent. Le risque de décès des 162 survivants présentant le score d’hygiène de vie le plus élevé (6 à 8 points) est alors abaissé de 51% par rapport aux 187 survivants qui avaient la moins bonne hygiène de vie (de 0 à 2 points), tandis que le risque de récidive est abaissé de 36%.

 
Les patients atteints de cancer du colon peuvent être encouragés à manger sainement et à pratiquer de l’exercice régulièrement. Dr Daniel F. Hayes
 

Les chercheurs notent que chaque composante des recommandations ACS (hygiène de vie, IMC, activité physique régulière et régime sain) était importante sans que l’une le soit réellement plus que l’autre.

« Les auteurs ne suggèrent pas qu’une bonne hygiène de vie peut se substituer à la chimiothérapie ou à d’autres traitements du cancer du colon, qui ont fortement amélioré la survie des patients atteints de cancer du colon. En revanche, les patients atteints de cancer du colon peuvent être encouragés à manger sainement et à pratiquer de l’exercice régulièrement, ce qui non seulement les maintient en bonne santé, mais en plus diminue les chances de récidive du cancer », a commenté le Dr Hayes.

Pour aller plus loin

« Notre équipe mène des essais cliniques afin d’évaluer la faisabilité et l’acceptabilité d’outils numériques pour améliorer l’hygiène de vie (de type traqueur d’activité Fitbit) dans le cancer du colon. Et si ces outils numériques semblent intéressants, nous évaluerons leur impact sur le risque de récidive de cancer et la mortalité dans de prochaines études », a annoncé le Dr Van Blarigan.

L’étude a été financée par le National Cancer Institute (du NIH).

Le Dr Daniel F. Hayes a des liens d’intérêt avec : OncoImmune, InBiomotion, Lilly, Janssen Research & Development (Inst.), AstraZeneca (Inst.), Puma Biotechnology (Inst.), Pfizer (Inst.), Lilly (Inst.), Merrimack Pharmaceuticals/Parexel International Corporation (Inst.), Janssen Diagnostics.

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