Agnès Buzyn poursuit son ascension rue Duquesne

Jean-Bernard Gervais

Auteurs et déclarations

17 mai 2017

Paris, France — À la surprise de tous et toutes, c’est la présidente du collège de la Haute autorité de santé (HAS) Agnès Buzin, par ailleurs professeur de médecine et spécialiste en hématologie à l’université Pierre et Marie Curie (Paris 6), qui a été nommée Ministre de la santé du gouvernement d’Édouard Philippe. Les derniers pronostics donnaient pour vainqueur de la course au poste de ministre de la Santé le député Olivier Véran, lui aussi médecin. Rapporteur de la loi de santé sur son volet santé publique et auteur d’un rapport remarqué sur l’intérim médical, celui-ci avait néanmoins annoncé sur son blog se préparer pour les législatives dans la première circonscription de l’Isère.


Professionnelle de santé au parcours exemplaire

En choisissant Agnès Buzyn, le premier ministre fait coup double : il nomme une femme, qui plus est, issue de la société civile. Et une professionnelle de santé au parcours exemplaire. Âgée de 54 ans, Agnès Buzyn, épouse d’Yves Levy, directeur général de l’institut national de la santé et de la recherche (Inserm), et fille d’Elie Buzyn, chirurgien orthopédique, a commencé sa carrière médicale comme responsable de l’unité de soins intensifs d’hématologie adulte et de greffe de moelle entre 1992 et 2001 à l'hôpital Necker (AP-HP). Elle a d’ailleurs conservé une activité de consultation d'hématologie à l'hôpital Saint-Antoine (Assistance publique-hôpitaux de Paris, AP-HP).

Entre 2002 et 2006 Agnès Buzyn dirige une équipe de l’Inserm à l’institut Cochin Paris V, puis est nommé présidente du conseil d’administration de l’institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) entre 2008 et 2013. La professeure en hématologie a également été nommé en 2009 membre du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). La même année, elle entrouvre les portes de l’Institut national du cancer (INCa) en tant que membre du conseil d’administration puis est rapidement nommée vice-présidente en 2010, puis présidente en 2011. Elle y restera jusqu’en mars 2016. À ce titre, elle aura suivi de près la mise en place du plan Cancer 2009-2013, puis le lancement du plan cancer 2014-2019. Elle déclarait notamment, au sujet de ce troisième plan Cancer, que ses « enjeux prioritaires sont humains et sociétaux. Premièrement, il s'agit de réduire à l'avenir le nombre de nouveaux cas de cancer en mettant l'accent sur la prévention et l'éducation des jeunes à la santé », à nos confrères de Sciences & avenir.

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