Le diabète et ses traitements : effets sur l’os

Aude Lecrubier

Auteurs et déclarations

14 avril 2017

Antidiabétiques et risque de fractures périphériques

Concernant les traitements antidiabétiques, il y a plusieurs années, un signal a été émis avec certaines glitazones (pioglitazone, rosiglitazone) car les patients avaient une augmentation du risque de fractures périphériques (membres inférieurs chez les hommes plus particulièrement). Ce signal a contribué à retirer ces molécules du marché.

Plus récemment, l‘inhibiteur de SGLT2 canagliflozine (Invokana®, Invokamet®, Johnson & Johnson / Janssen aux E-U) a été associée à un sur-risque de fracture s majoritairement périphériques « non-ostéoporotiques » (étude CANVAS).

En revanche, cette augmentation du risque n’a pas été retrouvée avec les autres inhibiteurs du co-transporteur sodium-glucose de type 2.

En 2015, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a renforcé son avertissement sur la canagliflozine en raison de cette augmentation du risque de fractures osseuses. Sur la base de nouveaux résultats issus de plusieurs essais cliniques, la FDA a décidé d’ajouter une mise en garde spécifique sur la baisse de la densité minérale osseuse vertébrale lombaire et de la tête fémorale.
« Avant mise en route du traitement, les médecins sont invités à évaluer le risque fracturaire du patient et à l’informer sur le risque de fragilité osseuse afin d’éviter des situations à risque », recommande depuis lors la FDA.

Les liens d’intérêts de l’auteur sont consultables sur le site https://www.transparence.sante.gouv.fr

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