Connectivite après immunothérapie des cancers : nouvel effet secondaire

Aude Lecrubier, Nick Mulcahy

Auteurs et déclarations

8 mars 2017

Aucun symptôme détecté auparavant

L’âge moyen des patients qui ont déclaré les connectivites était de 62 ans et tous étaient atteints de maladies métastatiques. Trois des patients étaient des femmes. Deux avaient reçu des anti-PD1 et deux des anti-PDL1.

L’analyse du registre indique qu’aucun symptôme n’avait été détecté avant l’initiation des inhibiteurs de checkpoint chez les quatre patients.

L’intervalle entre la première administration de l’inhibiteur de checkpoint et la survenue du premier symptôme de connectivite était de 60 jours en moyenne (de 24 à 72 jours).

En parallèle, l’intervalle entre le premier symptôme et le diagnostic de connectivite était de 40 jours (de 10 à 74 jours).

L’immunothérapie a été interrompue chez trois patients et deux ont reçu un traitement par corticoïdes.

L’analyse d’échantillons sanguins des 4 patients collectés avant l’initiation des immunothérapies a montré la présence d’anticorps antinucléaires (test positifs) chez trois patients et d’anticorps indiquant la présence d’un syndrome de Sjögren chez deux patients (en dépit de l’absence de symptômes cliniques).

 
Nous données soulèvent la question du dépistage des patients asymptomatiques à risque d’effets secondaires liés à l’immunité – Les chercheurs
 

Vers un dépistage des patients à risque ?

« Nous données soulèvent la question du dépistage des patients asymptomatiques à risque d’effets secondaires liés à l’immunité », indiquent les chercheurs.

Et ce, d’autant plus que récemment, il a aussi été observé des poussées de rhumatismes inflammatoires chez des patients traités par anti-PD1 pour un mélanome à un stade avancé [3], indiquent-ils.

Ils précisent que le dépistage devrait comporter l’étude de l’historique médical complet du patient et le dosage des anticorps antinucléaires. Et ajoutent que les patients à risque devraient être suivis de près pendant leur immunothérapie.

 

Certains auteurs ont des liens d’intérêt avec BMS, Novartis, Merck, Roche, Janssen et Sanofi.

 

REFERENCES :

1. Le Burel S. et coll. Onset of connective tissue disease following anti-PD1/PD-L1 cancer immunotherapy Ann Rheum Dis. 27 février 2017. http://dx.doi.org/10.1136/annrheumdis-2016-209595

2.Cappeli L et coll. Inflammatory arthritis and sicca syndrome induced by nivolumab and ipilimumab. Ann Rheum Dis. 15 juin 2016. http://dx.doi.org/10.1136/annrheumdis-2016-209595

3. Menzies AM et coll. Anti-PD-1 therapy in patients with advanced melanoma and preexisting autoimmune disorders or major toxicity with ipilimumab. Ann Oncol (2017) 28 (2): 368-376.

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