Bronchiolite du nourrisson : aperçu des futures recommandations 2017

Aude Lecrubier

Auteurs et déclarations

16 février 2017

En France, « l’étude BRONKINOU [5] réalisée dans des hôpitaux en Ile de France et à laquelle j’ai participé n’a pas montré, non plus, de supériorité de la kinésithérapie respiratoire par rapport à la désobstruction nasale simple sur des critères comme la durée d’hospitalisation, la durée d’oxygénation, les problèmes d’alimentation, quel que soit l’âge ou la technique utilisée », commente le Dr Epaud.

 
En ville, elle peut toutefois avoir un intérêt en cas d’encombrement bronchique important -- Dr Epaud
 

Mais que penser de son utilisation en ville ? « Les études réalisées sur son intérêt en ambulatoire sont de moins bonne qualité », indique le Dr Epaud. « En ville, elle peut toutefois avoir un intérêt en cas d’encombrement bronchique important pour améliorer l’expectoration et faciliter l’alimentation, notamment. Aussi, elle peut permettre de mieux surveiller les enfants. Le kinésithérapeute qui va ausculter l’enfant pourra éventuellement conseiller aux parents d’aller aux urgences. Après, est-ce que cela doit justifier une prescription systématique, je ne pense pas », ajoute-t-il.

Quelques règles à respecter

Au final, le traitement de la bronchiolite comporte des mesures d’ordre général :

-maintien d’un niveau d’hydratation correct (nutrition entérale si nécessaire) ;

-désobstruction nasopharyngée au sérum physiologique avant l’alimentation et aussi souvent que nécessaire ;

-fractionnement des repas et éventuellement épaississement des biberons (en cas de vomissements) ;

-couchage en proclive à 30°;

-aération correcte de la chambre avec une température ambiante n’excédant pas 19°C ;

-éviter le tabagisme passif.

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