Le DPC 2017 se veut de meilleure qualité sans majoration des coûts

Jean-Bernard Gervais

Auteurs et déclarations

1er février 2017

Paris, France — Après 4 années chaotiques et un échec partiel du développement professionnel continu (DPC) mis en relief par un rapport de l’Igas, la nécessité de réformer le système s’est traduit par la création de l’Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) en juillet dernier en lieu et place de l’OGDPC.

Six mois plus tard, sa nouvelle présidente, Michèle Lenoir-Salfati, tire un premier bilan de l’action menée auprès des professionnels de santé. « Trois axes ont été fixés pour ces six premiers mois : installer l’agence et ses instances, garantir un DPC de qualité, et réfléchir autour d’un nouveau modèle économique pour le développement professionnel continu » a-t-elle notamment déclaré, au cours d’une conférence de presse.

Un contrôle plus acéré des organismes de formation

La mise en place du nouveau DPC a d’abord consisté dans l’installation d’un certain nombre d’instances (voir encadré), qui devront viser à garantir une offre de qualité du DPC. Pour ce faire, le contrôle des organismes de DPC devra se déployer sur trois niveaux. Un contrôle a priori des structures de formation via le site internet de l’agence, un contrôle scientifique et pédagogique des actions de DPC par les membres des commissions scientifiques indépendantes (CSI) – ils devront évaluer 10 000 actions de DPC en 2017 – et un contrôle a posteriori des actions de DPC.

Dès 2016, ce sont 10 millions d’euros qui ont été mis de côté.

C’est la grande nouveauté apportée par la toute nouvelle agence de DPC : un contrôle plus acéré des organismes de formation. Ainsi, depuis le 21 décembre, plus de 2000 organismes qui ont fait une demande d’enregistrement ont été vérifiés. « C’est un tiers de moins que l’an dernier, désormais les organismes enregistrés devront être légitimés par un comité d’experts ou un conseil pédagogique », a rappelé Michèle Salfati.

Pour 2017, l’objectif est d’engager 20 000 actions de contrôle : 9000 contrôles administratifs, et 10 000 évaluations d’action de DPC. Les premières visites de terrain devraient avoir lieu durant le premier trimestre 2017.

Rationaliser le financement

Pierre d’achoppement, le financement du DPC. Les années précédentes, confronté à une demande grandissante de formation des professionnels de santé, l’organisme de gestion du DPC a connu de grandes difficultés de trésorerie . Il fallait donc repenser l’ensemble de l’ingénierie. Dès 2016, la prise en charge dégressive en fonction du nombre de participants a permis d’économiser 3 millions d’euros. Ajouté à cela 2 millions d’euros d’économie engendré grâce à la mise en place d’une liste d’attente, ce sont 10 millions d’euros qui ont été mis de côté.

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