Fast-track aux urgences : prise en charge d’une syncope en ambulatoire

Dr Isabelle Catala

Auteurs et déclarations

2 février 2017

Qui peut être suivi en ambulatoire ?

Une fois l’interrogatoire et l’examen clinique effectués, il est possible de classer les patients en trois groupes selon leur risque de mort subite ou de récidive de syncope. :

  • Patients à haut risque ->hospitalisation : tachycardie ventriculaire syncopale (indication de pose d’un défibrillateur implantable), pathologies cardiaques sous-jacents, palpitations accompagnant la syncope, histoire familiale de mort subite, ECG anormal (bloc de branche, bradycardie sinusale, Wolf Parkinson White, canalopathie), comorbidités sévères. D’autres facteurs de risque doivent être recherchés. C’est en particulier le cas des facteurs pro-thrombogènes puisqu’une étude publiée en 2016 montre que 16 % des patients qui présentent des syncopes souffrent d’embolie pulmonaire [2].

  • Patients à faible risque -> prise en charge en ambulatoire . Il s’agit des patients de moins de 40 ans, chez qui des facteurs déclenchants sont retrouvés (position debout, nausées, vomissements…), qui ne présentent pas de signes associés, chez qui l’ECG est strictement normal et dont aucun membre de la famille est décédé de mort subite.

  • Patients, à risque intermédiaire -> surveillance dans une unité de soins post-urgence .

REFERENCES :

  1. Maupain C. Gestion ambulatoire « Fast track » aux urgences. Syncope. JESFC2017

  2. Prandoni P, Lensing A, Prins M et coll. Prevalence of Pulmonary Embolism among Patients Hospitalized for Syncope. N Engl J Med. 2016 Oct 20;375(16):1524-1531.

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