Registre FAST-MI 2015: la mortalité post-infarctus encore réduite de moitié

Vincent Richeux

Auteurs et déclarations

13 janvier 2017

La coronarographie devenue la règle

En ce qui concerne la stratégie s’appuyant sur un examen complémentaire invasif, «les résultats apparaissent spectaculaires», note le cardiologue. «Les patients hospitalisés pour un infarctus avec ou sans sus décalge ST bénéficient désormais d’une coronarographie, dans respectivement 98% et 95% des cas».

Un examen qui est encore largement employé chez les patients de plus de 80 ans. «Près de 90% des patients âgés de 80 à 90 ans ont eu un examen par coronarographie, quel que soit le type d’infarctus. Au delà de 90 ans, l’examen est envisagé chez 75% des patients présentant un NSTEMI et chez 85% de ceux concernés par un STEMI».

Entre l’utilisation de l’électrocardiogramme pour le diagnostic et l’examen complémentaire par coronarographie, il s’écoule un délai médian de 86 minutes, qualifié de «correct» par le Pr Danchin. «Mais, le quartile supérieur affiche un délai d’environ trois heures, même en l’absence de transfert hospitalier».

L’angioplastie utilisée pour 90% des STEMI

S’agissant du traitement, «l’angioplastie coronaire est pratiquée dans 90% des cas d’infarctus avec sus décalage ST, tout âge confondu. Les lésions étant plus diffuses dans l’infacrtus sans sus décalage ST, l’angioplastie est utilisée chez seulement deux-tiers des patients concernés». En 1995, l’angioplastie était utilisée dans 12 à 20% des cas.

En termes de complications, «le choc cardiogénique est devenu particulièrement rare», souligne le Pr Danchin. Il est apparu chez seulement 4% des patients avec STEMI. La thrombose de stent a été observée dans respectivement 1% et 0,3% des cas de STEMI et NSTEMI. La fibrillation atriale a concerné 0,3% des patients pris en charge.

Enfin, la mortalité post-infarctus a considérablement diminué. A 30 jours post-admission, elle est passé de 10,2% à 4%, entre 1995 et 2010, puis 2,1% en 2015, chez les patients victimes d’un STEMI. «Un taux de mortalité en phase hospitalière extrêmement bas, qui représente un succès de la cardiologie», estime le Pr Danchin.

Pour les NSTMI, «l’évolution est comparable». Entre 2010 et 2015, la mortalité post-infarctus chez ces patients est passée de 2,6% à 1,8%.

REFERENCE:

  1. Danchin N, Prise en charge de l’infacrtus du myocarde, 11 janvier 2017, JESFC 2017, Paris

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