Registre FAST-MI 2015: la mortalité post-infarctus encore réduite de moitié

Vincent Richeux

Auteurs et déclarations

13 janvier 2017

Parmi les patients avec STEMI, la moitié (51,5%) ont fait appel au centre 15 ou aux pompiers, 27% se sont présentés directement aux urgences et 13% ont appelé ou consulté leur médecin généraliste.

Dans le cas des patients victimes d’un infarctus sans sus décalge ST, dont les symptomes suscitent généralement moins d’inquiétude, un tiers d’entre eux appelent les urgences, un autre tiers se déplacent aux urgences et 19% passent d’abord par leur médecin traitant.

Le délai médian entre l’apparition des premiers symptomes et la sollicitation d’un intervenant médical est de 90 minutes. Un résultat qui marque une régression puisqu’en 2010, le délai médian était descendu à 74 minutes, notamment grâce à des campagnes de sensibilisation, lancées en 2005, pour encourager à appeler le centre 15, souligne le Pr Danchin.

Le clopidogrel supplanté par le ticagrelor

En ce qui concerne le lieu d’arrivée, seuls 41% des patients présentant un STEMI sont orientés directement en salle de coronarographie. Par ailleurs, 18% sont admis en soins intensifs de cardiologie et 39% sont pris en charge aux urgences. En toute logique, les patients avec un NSTEMI ont été en majorité (61%) admis aux urgences.

Lorsqu’on observe les facteurs de risque, le tabagisme et les antécédents familiaux apparaissent majoritaires chez ceux atteints d’un STEMI. La consommation de tabac est ainsi rapportée par 42% d’entre eux. «L’hypertension, l’hypercholestrolémie et le diabète sont plus fréquents dans les infarctus sans sus décalage ST», note le Pr Danchin.

Une fois pris en charge, presque tous les patients reçoivent de l’aspririne pendant les 48 premières heures. Neuf patients sur dix ont reçu un antagoniste réversible des récepteurs plaquettaires P2Y12. Le clopidogrel (Plavix®), majoritairement utilisé dans les registres précédents, est désormais supplanté par le ticagrelor (Brilique®), qui représente plus de la moitié des inhibiteurs de P2Y12 utilisés dans FAST-MI 2015.

Parmi les antiaggrégants, les inhibiteurs de la glycoprotéine IIB/IIA «sont relativement peu utilisés», précise le Pr Danchin. Pour ce qui est de la prévention secondaire, «les statines, les bêtabloquants et les inhibiteurs d’enzyme de conversion (IEC) sont largement administrés dès la phase aiguë, pendant les 48 premières heures».

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