Pic d’infarctus mortels de Noël : les conditions climatiques hors de cause

Vincent Bargoin

Auteurs et déclarations

5 janvier 2017

Quel mécanisme ?

Les données néo-zélandaises paraissent donc mettre la saisonnalité hors de cause, mais ne permettent pas d’identifier l’origine du phénomène, soulignent les auteurs.

Le retard dans le recours et/ou la délivrance des soins médicaux est naturellement évoqué, de même que les excès de nourriture et de boissons propres à la période, ou encore les décompensations émotionnelles que génèrent volontiers les réunions familiales.

Dernière hypothèse, mais pas la moins intéressante : la surmortalité observée serait en fait un simple décalage, et tiendrait à ce phénomène connu par tous les cliniciens, selon lequel un grand malade peut vouloir et réussir à retarder sa fin, le temps de vivre encore un évènement proche et important, tel une naissance, un mariage, une réconciliation,… – et donc aussi, pourquoi pas, l’échéance de Noël et de la fin d’année.

 

REFERENCES:

  1. Knight J, Schilling C, Barnett A. Revisiting the “Christmas Holyday Effect” in the southern hemisphere. J Am Heart Assoc. 2016 Dec 22;5(12). pii: e005098. doi: 10.1161/JAHA.116.005098.

  2. Phillips DP, Jarvinen JR, Abramson IS et al. Cardiac mortality is higher around Christmas and New Year's than at any other time . Circulation 2004; ;110:3781-8. 15596560

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