Afflux massif de blessés : les avancées dans la régulation hospitalière à un an

Dr Isabelle Catala

Auteurs et déclarations

28 novembre 2016

Paris, France -- Un an après les attentats du 13 novembre, le congrès de la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOFCOT) a été l’occasion de faire le point sur les avancées dans la régulation intra-hospitalière de l’accueil de victimes d’attentats [1]. En effet, si la prise en charge pré-hospitalière avait déjà anticipé l’afflux massif de blessés, certains hôpitaux – malgré les Plans blancs hospitaliers – ont été désorganisés le 13 novembre.

 
Les urgences, les services de réanimation et les chirurgiens ont donc fait face, comme ils ont pu, à un engorgement des urgences et des salles de réveil.
 

Pourquoi ? Parce que les patients qui se sont présentés aux urgences n’avaient en grande majorité pas été régulés par les effecteurs pré-hospitaliers. Les urgences, les services de réanimation et les chirurgiens ont donc fait face, comme ils ont pu, à un engorgement des urgences et des salles de réveil.

Comment anticiper ces situations qui – bien qu’exceptionnelles – peuvent désormais se produire n’importe où et n’importe quand ? Avant tout en anticipant. Les Plans blancs développés dans chaque établissement sont là pour ça. Mais encore faut-il que les médecins et les administratifs se les soient appropriés et que des exercices de simulation aient été organisés régulièrement.

Organisation de la diffusion de l’alerte

Entre le moment de l’alerte et l’arrivée des premiers blessés, le délai est parfois long. C’est le moment de mettre en action le Plan blanc et d’être proactif en accroissant l’offre de soins et en rappelant le personnel.

Dans un premier temps, il est indispensable de diffuser l’alerte.

Organisation de la diffusion de l’alerte

-de façon ascendante (direction ou administrateur de garde pour activer la cellule de crise),

-transversale pour le personnel de garde et astreinte (services chirurgicaux, laboratoire et dépôt de sang, imagerie médicale),

-descendante pour les chirurgiens, anesthésistes réanimateurs, urgentistes, personnel de bloc, cadre d’astreinte, pharmacie, biologie, radiologie, stérilisation.

Parallèlement, les secteurs d’activité d’urgence (SAU, SSPI ou salle de réveil, blocs opératoires) doivent être libérés et des unités de prise en charge définies selon la gravité des lésions doivent être individualisées.

L’activité logistique est essentielle durant cette phase afin d’anticiper les besoins humains (tout en gardant des équipes en réserve pour les heures qui suivent) et les besoins matériels (boites chirurgicales, activation de la stérilisation, commande de sang…).

Commenter

3090D553-9492-4563-8681-AD288FA52ACE
Les commentaires peuvent être sujets à modération. Veuillez consulter les Conditions d'utilisation du forum.

Traitement....