Thérapies complémentaires en cancérologie : seulement 16% d’utilisateurs

Vincent Bargoin

Auteurs et déclarations

21 novembre 2016

Les thérapies faisant intervenir un substrat biologique sont utilisées dans 15% des cas : phytothérapie (8%), diète (7,3%).

Enfin, les « autres » approches complémentaires (67%) comportent essentiellement l’homéopathie (64%).

On note que dans les 2/3 des cas, une seule thérapie complémentaire est utilisée.

Un profil peu surprenant des utilisateurs (trices) et qu’il faudrait élargir

S’agissant du profil des utilisateurs, on trouve près de trois fois plus de femmes que d’hommes, et le niveau d’études est généralement élevé.

Les personnes qui s’initient aux thérapies complémentaires avec le cancer sont par ailleurs plus jeunes, alors que chez les personnes qui utilisaient ces traitements avant le cancer, le taux d’utilisation n’est pas significativement différent entre les tranches d’âge 18/49 et 70-82 ans.

Enfin, on trouve davantage d’utilisateurs de longue date parmi les personnes dont le pronostic de survie était > 80% lors du diagnostic, mais davantage de personnes s’initiant aux thérapies complémentaires en cas de progression du cancer. L’initiation est également plus fréquente en cas d’altération de la qualité de vie ou de douleur.

Comme on pouvait s’y attendre, le profil type de l’utilisateur de thérapie complémentaire est donc celui d’une femme, plutôt jeune, et possédant un bon niveau d’éducation.

Plus surprenant : le faible recours à l’hypnose et à la relaxation, qui pourtant, « sont maintenant disponibles dans beaucoup d’hôpitaux et de CAC », note le Dr Rey.

Enfin, le besoin d’information sur cette ressource est criant, en particulier chez les hommes, en cas de qualité de vie altérée ou de douleurs persistantes.

 

Le Dr Rey a indiqué n’avoir aucun conflit d’intérêt en rapport avec le sujet.

 

REFERENCES:

  1. Rey D. The use of complementary and alternative medicines two years after cancer diagnosis in France – evidence from the VICAN study. World Cancer Congress, Paris, 4 novembre 2016.

  2. Ezzo J, Richardson MA Viskers A et al. Acupuncture-point stimulation for chemotherapy induced nausea or vomiting. Cochrane Data Syst Rev, 2010, jan 20, CD002285. [Cette revue a été abandonnée par la Cochrane en 2014, non en raison de sa fausseté, mais parce qu’elle n’avait pas été réactualisée à temps].

  3. Bontoux D, Couturier D, Menkès C-J. Thérapies complémentaires - acupuncture, hypnose, ostéopathie, tai-chi - leur place parmi les ressources de soins . Rapport de l’Académie Nationale de Médecine du 5 mai 2013.

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