Immunothérapies par anti-PD1 : comment savoir qui sont les répondeurs?

Aude Lecrubier

Auteurs et déclarations

13 juillet 2016

Des questions en suspens

Parmi les voies de recherche à poursuivre, l’oratrice a souligné que le rôle de PD-L2, autre ligand des récepteurs PD1, restait à étudier. « Il est important à prendre en compte comme facteur prédictif de la réponse aux traitements », explique-t-elle.

Aussi, l’importance de l’expression de PD-L1 sur les cellules immunitaires infiltrantes devrait faire l’objet de nouveaux travaux.

« Actuellement, on ne sait pas s’il faut s’intéresser à l’expression de PDL-1 au niveau de la cellule tumorale, au niveau des cellules immunitaires infiltrant la tumeur ou s’il faut utiliser un score composite », a expliqué le Dr Loirat.

Dans les cancers urothéliaux, notamment, il a été montré qu’une forte expression de PD-L1 au niveau des cellules immunitaires présentatrices d’antigènes était associée à une meilleure réponse au traitement par atézolizumab [4].

 
Il est probable que le niveau d’expression de PD-L1 joue un rôle dans la prédiction de la réponse mais il n’est pas un biomarqueur suffisant – Dr Loirat
 

L’avenir ? Plutôt un biomarqueur composite ?

Alors, PD-L1 est-il le biomarqueur idéal de la réponse aux anti-PD1 et anti-PD-L1 ? « Il est probable que le niveau d’expression de PD-L1 joue un rôle dans la prédiction de la réponse mais il n’est pas un biomarqueur suffisant car les patients qui n’expriment pas PD-L1 peuvent aussi répondre aux anti-PD1 », a conclu l’oratrice.

La chercheuse souligne d’ailleurs que d’autres biomarqueurs ont été étudiés dans différents essais cliniques :

-les autres molécules immunomodulatrices exprimées par les cellules tumorales [ox 40…, voir liste : Mahoney K, 2015] ou présentatrices d’antigènes;

- la présence d’infiltrats lymphocytaires (ils sont de bons pronostics pour les cancers du sein ou le mélanome) ;

- la charge mutationnelle via la présence de néo-épitopes (meilleures réponse aux PD1 et PD-L1 si forte charge mutationnelle/ nombreux néo-antigènes) ;

-les signatures génomiques…

L’avenir serait donc probablement au développement de « biomarqueurs composites » incluant ces différents paramètres, indique le Dr Loirat.

 

Le Dr Loirat n’a pas déclaré de liens d’intérêts en rapport avec le sujet

 

REFERENCES:

1. Loirat D. Quels biomarqueurs pour les anti-PD1 ? Congrès de la société française du cancer. Jeudi 30 juin 2016.

2. Weber J, JCO 2013

3. Garon EB et coll. , KEYNOTE-001 Investigators .Pembrolizumab for the treatment of non-small-cell lung cancer. N Engl J Med. 2015 May 21;372(21):2018-28. doi: 10.1056/NEJMoa1501824. Epub 2015 Apr 19.

4. Rosenberg J. Atezolizumab in patients with locally advanced and metastatic urothelial carcinoma who have progressed following treatment with platinum-based chemotherapy: a single-arm, multicentre, phase 2 trial. The Lancet. Volume 387, No. 10031, p1909–1920, 7 May 2016

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