POINT DE VUE

Que penser des thérapies non conventionnelles en oncologie ?

Manuel Rodrigues

Auteurs et déclarations

8 janvier 2016

Le blog du Dr Manuel Rodrigues – Oncologue

This feature requires the newest version of Flash. You can download it here.

De l’acupuncture à la sophrologie, en passant par la médecine ayurvédique, les compléments alimentaires ou la phytothérapie, les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique sont fréquentes en oncologie : selon des enquêtes menées sur la question, les deux tiers des patients ont recours à ces stratégies complémentaires.  La moitié d’entre eux y avait d’ailleurs déjà recours avant le cancer.

Pour le médecin traitant, la question n’est pas de juger. Au demeurant, il est fort difficile d’affirmer ce dont une personne à qui l’on vient de délivrer un diagnostic de cancer et à qui l’on décrit les différentes étapes de prise en charge, va avoir besoin pour se prendre elle-même en charge et résister à une situation aussi stressante.

La question est néanmoins d’être informé, car 50% des patients qui ont recours à ces pratiques non conventionnelles, les taisent à leur médecin.

« Le sujet doit donc être abordé en consultation », souligne le Dr Rodrigues,  et le cas échéant, face à une pratique véritablement exotique, le médecin doit aller chercher lui-même les informations qui lui permettront d’évaluer une dangerosité potentielle pour le patient.

Le risque principal est celui des interactions médicamenteuses entre des produits de phytothérapie, par exemple, et  la chimiothérapie. Certains compléments alimentaires peuvent provoquer une sous exposition, ou au contraire une sur exposition à la chimiothérapie, explique le Dr Rodrigues.

Commenter

3090D553-9492-4563-8681-AD288FA52ACE
Les commentaires peuvent être sujets à modération. Veuillez consulter les Conditions d'utilisation du forum.

Traitement....