Cancer du rein métastatique : le nivolumab améliore la survie globale

Dr Isabelle Catala

Auteurs et déclarations

28 septembre 2015

Vienne, Autriche -- Les résultats de l’étude CheckMate 025, présentés au congrès européen de cancérologie,     ECC 2015, sont une autre bonne nouvelle pour les patients atteints d’un cancer     du rein ayant échappé à deux ou trois lignes de traitement [1]. La première bonne nouvelle étant ceux de l’étude METEOR, présentés durant     la même session (voir notre article).

Dans cette autre étude, le nivolumab, inhibiteur de PD-1 du laboratoire Bristol Myers-Squibb, améliore la survie globale des patients atteints de cancer du     rein métastatique comparativement à l’évérolimus, traitement de référence au moment de la mise en place de l’étude. Le nivolumab devient donc la première     immunothérapie à montrer son efficacité dans cette indication. Ces résultats sont publiés simultanément dans le NEJM [2].

Un effet sur la survie globale

« Nous savons désormais que la survie globale est augmentée (25 mois vs 19,6 mois ; HR IC98,5 % : 0,73, p=0,0018), ce qui témoigne d’une efficacité     particulière du nivolumab dans le cancer du rein métastatique » a expliqué le Dr Padmanee Sharma (Houston, Etats-Unis) en     conférence de presse.

Le risque de décès a été abaissé de 27 % avec le nivolumab.

« Mais – et c’est plus important encore – nous devons suivre notre cohorte car il n’est pas exclu que dans les mois qui viennent la différence entre les     deux groupes soit encore plus marquée. Les immunothérapies sont en effet des médicaments dont l’activité thérapeutique est singulière. En outre, en juin     2015, soit 15 mois minimum après l’inclusion, 17 % des patients recevaient encore une dose de nivolumab toutes les deux semaines » a précisé le Dr Sharma.

Des patients déjà lourdement traités

L’étude CheckMate 025 de phase 3 comparait le nivolumab à l’évérolimus chez des patients atteints de carcinome rénal à cellules claires qui avaient déjà     reçu un ou deux traitements anti-angiogéniques qui s’étaient révélés inefficaces. Le nombre maximal de lignes de traitements préalables a été fixé à trois     incluant les cytokines et les médicaments cytotoxiques.

Au total, 821 patients ont été inclus dans l’un des 146 sites investigateurs répartis dans 24 pays : 406 d’entre eux ont été traités par nivolumab (3 mg/kg     par voie intraveineuse toutes les deux semaines) et 397 par un comprimé quotidien d’évérolimus. Pendant les douze premiers mois du suivi, ils ont été     examinés toutes les 8 semaines puis toutes les 12 semaines jusqu’à l’arrêt du traitement.

Aucun changement de groupe n’a été proposé.

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