Dans PATHWAY-2, la spironolactone contrôle 60% des hypertendus résistants

Vincent Bargoin

Auteurs et déclarations

1er septembre 2015

Initialement, la PA moyenne était de 147,6/84,2 mm Hg au domicile, et de 157/90 mm Hg au cabinet.

Les résultats suivants ont été obtenus sur le PAS au domicile, mesurée à la 6ème et 12ème semaine de chaque cycle, et considérée comme critère primaire.

Evolution de la PAS pour les différents traitements

 

PA au domicile (mm Hg)

Evolution en 12 semaines (mm Hg)

Spironolactone

134,9

-12,8

Doxazosine

139

-8,7

Bisoprolol

139,4

-8,3

Placebo

143,6

-4,1

Comparaisons entre traitements (PAS au domicile)

 

Différences des PA (mm Hg)

P

Spriro. vs. Placebo

-8,70

<0,001

Spiro. vs. moyenne biso./doxa.

-4,26

<0,001

Spiro. vs. doxa.

-4,03

<0,001

Spiro. vs. biso.

-4,48

<0,001

Les mesures de PA au cabinet, considérées comme critère secondaire, sont également toutes en faveur de la spironolactone.

Comparaisons entre traitements (PAS au cabinet)

 

Différences des PA (mm Hg)

P

Spriro. vs. Placebo

-9,92

<0,001

Spiro. vs. moyenne biso./doxa.

-4,44

<0,001

Spiro. vs. doxa.

-4,42

<0,001

Spiro. vs. biso.

-4,45

<0,001

Enfin, toujours sur le plan de l’efficacité, les taux de contrôle de cette population d’hypertendus résistants sont de 57,8% avec la spironolactone, de 41,7% avec la doxazosine, de 43,6% avec le bisoprolol, et de 24,4% avec le placebo.

Potassium à surveiller mais pas de signal de sécurité

 
Le Pr Williams a souligné « l’inconvénient » que représente « la surveillance du potassium sérique et de la fonction rénale.
 

En ce qui concerne les effets indésirables, le Dr Williams a indiqué qu’un traitement de 12 semaines est trop court pour voir apparaitre des gynécomasties. La prévalence est de l’ordre de 6% de la population masculine dans les études à long terme, a-t-il indiqué. Des gynécomasties minimes ou modérées pourraient toutefois être plus fréquentes.

S’agissant de la kaliémie, le Pr Williams a souligné « l’inconvénient » que représente « la surveillance du potassium sérique et de la fonction rénale ».

Cette surveillance n’a toutefois pas conduit à des taux d’effets indésirables et d’abandon de la spironolactone supérieurs à ceux constatés avec les autres traitements. Les taux d’effets indésirables, d’effets indésirables sévères et abandon de traitement sont respectivement de 10,4%, 2,3% et 3,4% avec la spironolactone, de 11,3%, 2,6%, et 2,9% avec le bisoprolol, de 10,1%, 1,7% et 10% avec la doxazosine, et 9,1%, 1,7% et 2,6% sous placebo.

Au total, dans cette population de patients résistants, il en restait finalement une quinzaine qui auraient pu être éligibles pour les essais de dénervation, a conclu le Dr Williams.

 

L’étude a été menée à l’initiative de la British Hypertension Society, et financée par la British Heart Foundation et le National Institute for Health Research.
Les auteurs ont déclaré n’avoir aucun conflit d’intérêt en rapport avec le sujet.

 

REFERENCE :

1. Williams B. The principal results of the Prevention And Treatment of Hypertension With Algorithm based therapY (PATHWAY) - Optimal treatment of drug resistant hypertension - PATHWAY 2. Hot Line IV, Congrès de l’European Society of Cardiology, ESC 2015. Londres, 31 août 2015.

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