Avancées en cancérologie : ce qu’ils attendent de l’ASCO 2015

Dr Isabelle Catala

Auteurs et déclarations

29 mai 2015

Paris, France – Le congrès de l’American Society of Clinical Oncology – ASCO 2015 - débute. Une manifestation géante dans une spécialité où la recherche croit tous azimuts et pour laquelle une pré-sélection des sujets importants s’impose. Ce pré-travail a été réalisé de part et d’autre de l’Atlantique par les experts de l’institut national français du cancer (INCa) et leurs homologues de l’ASCO.

La France, premier pays européen à l’ASCO

A l’occasion de l’Asco 2015, 442 abstracts français vont être présentés, sur un total de 4 883. La France conforte sa place de leader européen dans le domaine de la recherche clinique en oncologie devant l’Allemagne (408), l’Italie (363), le Royaume-Uni (340) et l’Espagne (313).

Pour le Pr Buzyn, « cette représentation prouve le dynamisme de la recherche clinique française et elle est la preuve que 10 ans de structuration par les plans cancer successifs commencent à porter leurs fruits. Les centres de lutte contre le cancer – et en particulier Gustave Roussy, dont les chercheurs sont remarquablement sollicités en phase 1 – sont très présents. L’ASCO est aussi l’occasion de montrer que la France est particulièrement active dans deux domaines : l’oncogériatrie et la cancérologie pédiatrique.

Ce congrès sera l’occasion de présenter un score pronostic spécifique de l’oncogériatrie qui a été élaboré à partir de données recueillies sur 800 patients de plus de 80 ans et qui permet d’aider à la décision de traitement en analysant la balance bénéfice/risque ».

Qu’attendez-vous à l’ASCO 2015 ?

« Indéniablement l’immunothérapie » selon le Pr Agnès Buzyn (directrice de l’INCa) et le Pr Peter Paul Yu (président de l’ASCO) qui ont, tous deux, reçu les journalistes à l’occasion de points presse pour présenter les études les plus attendues du grand rassemblement mondial de l’oncologie qui réunira 25 000 médecins autour de 5 000 posters et communications.

Incontournable immunothérapie

Depuis les présentations de la preuve de concept de l’immunothérapie dans le mélanome en 2011 (ipilimumab, anti-CTL-A4), différentes pistes thérapeutiques – notamment les anti-PD-1 et anti-PD-L1 – ont été développées. Déjà, deux de ces médicaments ont été approuvés aux Etats-Unis : nivolumab (Bristol-Myers Squibb) et pembrolizumab (Merck&Co). D’autres sont en attente de résultats d’études : MPDL3280A (Genentech/Roche), MEDI4736 et MED10680 (Medimmune Inc), avelumab (Merck Serono), pidilizumab (CureTech)…

Et, désormais, l’immunothérapie est proposée dans d’autres types de cancers et parfois en association. « Ces médicaments agissent en levant les freins qui contrôlent la réponse immune naturelle. Ils sont donc particulièrement indiqués dans les tumeurs très immunogènes tels que certains cancers du poumon », explique le Pr François Sigaux (hématologie, CHU Saint Louis, Paris) directeur du pôle recherche et innovation de l’INCa.

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