Cas clinique : Dyspnée chez un jeune homme atteint de trisomie 21

Dr Dieu-Thu Nguyen-Khoa

Auteurs et déclarations

6 février 2015

Traitement et suivi

Le traitement des séminomes et des tumeurs non séminomateuses dépend du stade. Le traitement standard des formes non séminomateuses comporte l’orchidectomie, potentiellement suivie d’une chimiothérapie à base de bléomycine, étoposide, et cisplatine. La résection des adénopathies rétro péritonéales est discutée au cas par cas. Leur pronostic varie en fonction du stade et du dosage des marqueurs tumoraux au moment du diagnostic. 56 à 61% des tumeurs non séminomateuses sont de bon pronostic, avec un taux médian de survie à 5 ans de 92 à 94%. Même celles considérées comme de mauvais pronostic (environ 16 à 26% des cas) ont un taux médian de survie à 5 ans de 71%.

Les séminomes sont initialement traités par orchidectomie. Le traitement complémentaire, qu’il soit à base de chimiothérapie, d’irradiation ou bien juste d’une surveillance active, est guidé par le stade et le pronostic défini au diagnostic. À stade équivalent, les séminomes ont un meilleur pronostic global que les tumeurs non séminomateuses. Les séminomes purs ne sont jamais considérés comme de mauvais pronostic. Ceux diagnostiqués à des stades précoces ont presque 100% de chance de guérison, et les séminomes de tous stades ont un taux de guérison de plus de 90%.(2,4)

La majorité des tumeurs récidivent dans les deux années qui suivent le traitement. Une évaluation régulière et fréquente par échographie et dosage des marqueurs tumoraux est donc recommandée. Les intervalles de surveillance varient en fonction de la nature séminomateuse ou non séminomateuse. (6) Quelques cas de récidives tardives ont été reportés ; c’est pourquoi une surveillance clinique biologique et imagerique de ces patients sur le long terme semble raisonnable. (3)

Après son admission à l’hôpital pour des explorations complémentaires, le patient bénéficie d’une orchidectomie gauche. L’analyse anatomopathologique met en évidence une tumeur non séminomateuse de stade III, de type germinale mixte contenant du carcinome embryonnaire et de la tumeur vitelline. Il existe également un contingent de nécrose et des signes d’invasion vasculaire et lymphatique. Le scanner abdominal détecte des adénopathies rétro péritonéales, qui expliquent très probablement ses douleurs dorsolombaires.

Le patient reçoit plusieurs cycles de chimiothérapie à base de bléomycine, étoposide et cisplatine.  Après traitement, une radiographie du thorax (figure 4) et un scanner (non disponible) montrent une disparition quasi-complète des métastases pulmonaires et une absence de ganglions rétro péritonéaux.

Au cours des examens de suivi, les marqueurs tumoraux sanguins du patient régressent avec un taux d’AFP à 6 ng/mL (normale entre 0 et 20 ng/mL), un taux de béta-HCG inférieur à 2 mUI/mL (normale inférieure à 5 mUI/mL) et un taux de LDH à 151 U/L (normale entre 98 et 192 U/L).

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