Chikungunya : 7 cas dans le même quartier à Montpellier

Dr Isabelle Catala

Auteurs et déclarations

3 novembre 2014

3 novembre 2014 -- L’ARS Languedoc Roussillon a signalé deux nouveaux cas de chikungunya autochtones survenus toujours dans le même quartier montpelliérain à la mi-octobre. Avec ces deux personnes, le nombre de cas est passé à 7. Au total, une dizaine de cas suspects ont donné lieu à des investigations par le Centre National de Référence après avoir été signalés à l’occasion d’enquêtes épidémiologiques de terrain.
Pour l’ARS, « tous les cas sont en lien avec un foyer unique et l’ensemble du quartier a été traité par des interventions successives de démoustication ». A la fin octobre, l’ARS estimait que « la circulation du virus était contenue ».

 


24 octobre -- L’ARS Languedoc-Roussillon annonce la détection d’un cinquième cas autochtone de chikungunya à Montpellier. Ce cas a été confirmé par le Centre national de référence.
Cette personne a été dépistée dans le cadre de l’enquête menée dans le quartier de Las Sorbès, où quatre autre cas autochtones avaient déjà été signalés. On note qu’il ne s’agit pas, cette fois, d’un résident du quartier, mais d’une personne qui s’y rendait.
Dans son communiqué, l’ARS signale qu’une enquête de terrain est également en cours dans un quartier de la commune de Gignac, à quelques kilomètres à l’Ouest de Montpellier. Aucun cas n’a été détecté dans cette zone mais cette « investigation indispensable vise à repérer les lieux où la circulation du virus est possible », précise l’ARS. « Ceci permettra de proposer, dans ces secteurs, une prise en charge adaptée et de pouvoir poursuivre l’élimination des moustiques et de leurs larves ».

 

21 octobre -- Montpellier, France -- Quatre personnes d’une même famille âgées de 40 à 60 ans ont été contaminées par le chikungunya depuis le mois de septembre dans un quartier proche du centre-ville de Montpellier. Il s’agit des premiers cas autochtones dans le Languedoc Roussillon, région concernée par la présence d’aèdes albopictus depuis 2012. Ces contaminations sont en lien avec deux phénomènes météorologiques : des pluies particulièrement abondantes depuis 2 mois et des températures extrêmement douces pour la saison.

Mais il ne seraient pas survenus en l’absence de cas importés de chikungunya. Or, dans cette région, 42 cas d’infection, majoritairement en provenance des Antilles, ont été confirmés depuis le 1er mai 2014.

L’analyse virologique a permis de relier les 4 cas autochtones à un cas importé qui vivait dans le même quartier de « Las Sorbes » de Montpellier et qui avait voyagé en région endémique 15 jours auparavant.

« Le premier malade a été diagnostiqué mi-septembre par un médecin traitant alerté par une forte fièvre et des arthralgies. Le virus a ensuite été transmis par piqure de moustiques à 3 autres personnes. Aujourd’hui, la famille va bien », a expliqué le Dr Béatrice Roche de l’ARS Languedoc Roussillon à l’occasion d’une conférence de presse.

Démoustication et passage en niveau 3 du plan

Les représentants de l’Entente Interdépartementale de Démoustication (EID) ont procédé à un traitement du quartier il y a 72 h et une nouvelle démoustication devrait avoir lieu dans la semaine.

Le plan départemental anti-dissémination a été passé en niveau 3 par le Préfet de l’Hérault. En collaboration avec l’ARS, il invite la population à adopter des mesures visant à maitriser la dissémination du virus : destruction des gîtes, protections individuelles, protection de l’habitat.

Heureusement, dans les jours qui viennent, la température devrait baisser sur la région. Or les femelles aèdes albopictus ne pondent plus en deçà de 25 °C. Pour l’année 2014, le risque de dissémination pourrait être limité.

 

REFERENCE :

  1. Passage du plan anti-dissémination de la dengue et du chikungunya du niveau 1 au niveau 3, communiqué 21 octobre 2014.

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