L'essentiel sur la grippe

6 novembre 2013

Dans cet article

Présentation

La  présentation clinique secondaire à l'infection virale par la   grippe varie  beaucoup. Cependant elle inclue souvent la plupart des   symptômes décrits  ci-dessous. Le patient infecté par la grippe, qui a   déjà été exposé  précédemment (saison précédente) et/ou qui a reçu une   vaccination, peut  présenter des symptômes abâtardis.

On  notera  que la survenue de la pathologie est habituellement  brutale. La plupart   des patients ayant été infectés par la grippe sont  capables de donner  l'heure à  laquelle ont commencé les symptômes. La  fièvre peut varier  de façon très importante  d'un patient à l'autre :  certains ayant une  fébricule à 38°C, d'autres  ayant des fièvres  s'élevant jusqu'à plus de  40 °C. Les patients rapportant,  eux, une  sensation de fièvre et  parfois des frissons. Un mal de gorge avec   douleur pharyngée peut  durer quelques jours (habituellement 3-5 jours).  Cette  pharyngite peut  d'ailleurs être la raison de la consultation et  le symptôme  d'appel.  Les myalgies sont fréquentes, allant de simples  courbatures à de   franches douleurs. Les céphalées fronto- ou  rétro-orbitaires sont  fréquentes et  souvent invalidantes. Les symptômes  oculaires peuvent  s'observer chez certains  patients, incluant la  photophobie, une  sensation de brûlure oculaire, et des  douleurs à la  mobilisation. Les  patients ayant une grippe ont souvent une  rhinite  associée,  d'intensité modérée, et qui est rarement l'objet de la   consultation.
Les  symptômes principaux peuvent être la faiblesse et la fatigue,   allant jusqu'à ne  plus pouvoir accomplir les activités quotidiennes.   Dans certains cas, les  patients grippés se voient obligés de rester au   lit. Les autres manifestations  respiratoires peuvent être initialement   modérées mais elles deviendront  progressivement proéminentes au plan   clinique. La plupart du temps les patients  rapportent une toux sèche,   parfois violente et à l'origine de douleurs thoraciques.  Certains   signalent la présence d'une dyspnée.
Les  enfants peuvent présenter des symptômes atypiques comme des diarrhées.
Des  encéphalopathies aiguës associées à l'infection par la grippe A ont également  été décrites.

L'un   des points essentiels à prendre en compte est que la période   d'incubation de la  crise est d'environ 2 jours. Toutefois, cette   période peut aller de 1 à 4 jours et l'excrétion du virus peut débuter avant l'apparition des premiers  symptômes (de 0 à 24 heures).   Ceci signifie qu'un patient peut déjà être  contagieux (aérosols)  alors  qu'il est asymptomatique. Dans ce cas, les mesures  d'éviction   prendront du retard et l'entourage sera exposé sans le savoir.[3]

Spécificité  de la grippe H1N1
Les  symptômes associés à la grippe H1N1, observés lors de la  pandémie  de 2009-2010,  se résumaient à une  fièvre souvent  élevée, des   myalgies, une rhinorrhée et des douleurs pharyngées. Des signes    digestifs -- nausées, diarrhées et vomissements -- ont également été   décrits.

Spécificité  de la grippe aviaire
À  ce jour, l'élément clé qui doit faire rapidement évoquer une grippe aviaire  comme diagnostic plausible repose plus sur la connaissance d'une  exposition potentielle à un sujet infecté (volaille essentiellement) qu'aux symptômes eux-mêmes   (qui  peuvent être tout à fait superposables initialement à une grippe   saisonnière).  En effet, c'est essentiellement l'exposition à la   volaille morte, malade ou  mourante, ou à un individu connu comme ayant   été potentiellement infecté par la  grippe aviaire qui doit faire   évoquer le diagnostic, en présence de tout  symptôme atypique chez le   sujet exposé. Dans la plupart des cas, les sujets  infectés par la   grippe aviaire avaient été en contact étroit avec une volaille  morte   qu'ils avaient éviscérée ou plumée. Dans d'autres cas, ils avaient   touché  des carcasses infectées ; d'autres rapportaient l'ingestion de   viande non  complètement cuites ou de sang. Toutefois, quelques patients   n'avaient aucune  histoire de contact avec des oiseaux malades,   suggérant qu'ils aient pu être  infectés par des oiseaux asymptomatiques   se comportant donc comme des porteurs  sains (vecteur).
Le  temps moyen entre l'exposition et l'apparition des symptômes est   d’environ 4  jours. Des cas plus longs, allant jusqu'à 8 jours, ont été   décrits.[31]  Plus  de 90 % des cas commenceront par des symptômes de   grippe saisonnière typique,  incluant une fièvre forte avec une   température supérieure à 38° C, des  symptômes respiratoires de   bronchite (toux sèche et parfois des douleurs  thoraciques associées à   la toux), ainsi que des céphalées, myalgies et fatigue.[32, 31]
En  revanche, la dyspnée est souvent plus marquée, également  rapportée  dans plus de  3/4 à 100 % des cas. Il semble également que les   symptômes d'infection  respiratoire basse apparaissent plus tôt que   dans la grippe saisonnière. Peut  s'associer également une toux   productive avec expectoration, parfois sanglante.[21] Les symptômes   respiratoires des voies  aériennes supérieures peuvent prédominer, mais   cela reste rare. Douleur  pharyngée et rhinorrhée ne surviennent que   dans moins de la moitié des cas  confirmés.[31] Les atteintes oculaires   sont  plus fréquentes avec les virus "H7" et rares avec les "H5".

Les   symptômes gastro-intestinaux comme des diarrhées, nausées et  douleurs   abdominales, peuvent apparaître de façon précoce chez 10 à 50 %  des  patients.[31] Là encore, ce sont les atteintes digestives de  type   diarrhées aqueuses non glairo-sanglantes qui semblent être plus   fréquentes  au cours de la grippe aviaire qu'au cours de la grippe   saisonnière.[21]

Des  encéphalites peuvent aussi apparaître au  cours de l'infection  par la grippe  aviaire,[33] On a même  observé  deux cas se présentant  sous forme d'encéphalite isolée au Vietnam.[34]

Enfin,   l'incidence des cas asymptomatiques est mal connue. Des  études de   séroprévalence chez des patients exposés à la volaille dans  les pays   asiatiques, révèlent des séroconversions chez des cas qui sont  restés   asymptomatiques. En revanche, on ne trouve pas de  seroconversion chez  le  personnel médical et paramédical soignant ces  travailleurs,  confirmant le peu  de contagiosité interhumaine.[32]

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