Vitamine D et risque de SCA : ni trop ni trop peu

14 mai 2013

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Greenville, Etats-Unis - A partir de quelle dose quotidienne la supplémentation en vitamine D est-elle délétère en termes de mortalité et de santé cardiovasculaire ? C'est ce qu'ont cherché à savoir des chercheurs israéliens par une étude prospective sur plus d'un million de personnes d'au moins 45 ans.

« A partir de notre importante base de données, nous avons déterminé les taux d'hydroxyvitamine D sans danger et nous proposons un seuil à partir duquel la vitamine D est en excès et au-delà duquel [les participants à notre étude] ont un risque accru de mortalité toutes causes et/ou d'événements cardiovasculaires. Nous avons défini une plage de sécurité de 20 à 36 ng/mL et nous avons observé une association de type courbe en U entre le risque de mortalité toutes causes ou de syndrome coronarien aigu et le taux sérique de 25-hydroxyvitamine D », notent la Dr Tosef Dror et coll. (Hebrew University of Jerusalem, Rehovot, Israël).

Les données publiées dans l'édition en ligne du Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism confirment le risque de mortalité accrue associée à des taux de vitamine D sub-optimaux, et corroborent ainsi les données de travaux antérieurs [ 1 ].

Pour ou contre le sur-mesure

Selon le Dr Dror, il est « crucial » de doser le taux de 25-hydroxyvitamine D chez la plupart des gens : «  Le niveau de supplémentation requis doit être adapté à l'individu en fonction de ses taux de 25-hydroxyvitamine D.  Par exemple, chez les sujets qui ont des taux de 20 ng/mL, une supplémentation de 30 microgrammes (1200 UI) par jour peut suffire pour atteindre un taux sérique de 25-hydroxyvitamine D de 32 ng/mL,  alors que ceux dont les taux sériques sont de 30 ng/mL ne nécessitent peut être que de 5 microgrammes (200 UI) par jour, ce qui augmenterait leur taux de 25-hydroxyvitamine D à 32 ng/mL, ce qui est toujours dans l'intervalle de sécurité. »

Les questions de la dose de la vitamine D et de la supplémentation à l'échelle de la population restent toutefois largement débattues et ont occupé une place centrale au dernier congr è s europ é en d ' endocrinologie.

3% de la population de l'étude avec des taux de vitamine D élevés dangereux

L'équipe du Dr Dror a réalisé une vaste étude prospective de population à partir des données électroniques de 1 200 000 membres du Clalit Health Services (CHS), le plus grand système de soins en Israël et la seconde organisation de soins coordonnés dans le monde. Les dossiers électroniques des patients ont été épluchés pour identifier les membres qui avaient eu un dosage de vitamine D entre 2007 et 2011.

Le risque de mortalité ou de syndrome coronarien aigu a été ajusté pour un grand nombre de variables confondantes.

Pendant les 54 mois de l'étude, le taux de vitamine D a été dosé chez 422 822 membres du CHS. Parmi eux, 12 280 sont décédés (905 atteints d'un syndrome coronarien aigu) et 3933 avaient un diagnostic de syndrome coronarien aigu.

Comparé à ceux qui avaient des taux de 20 à 36 ng/mL, les patients qui avaient des taux inférieurs à 10, compris entre 10 et 20 et supérieurs à 36 ng/mL avaient des risques relatifs de critère combiné mortalité toute cause ou SCA de respectivement 1,88, 1,25 et 1,13 (p<0,05).

Globalement, 3 % de la population étudiée avait un risque significatif du fait de taux de 25-hydroxyvitamine D supérieurs à 36 ng/mL. Malheureusement, la petite taille de cet échantillon a limité la possibilité d'analyser ce groupe plus en détail.

Autrement plus inquiétant,

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