Evolution 2012-2013 des usages médicaux des smartphones

Jacques Cofard

Auteurs et déclarations

28 mai 2013

Evolution 2012-2013 des usages médicaux des smartphones

Le deuxième baromètre des médecins utilisateurs de smartphones confirme l'usage professionnel de ces téléphones. Le téléchargement de bases de données médicamenteuses devient majoritaire.
28 mai 2013

Paris, France — Le smartphone tend à devenir un véritable outil professionnel pour 94% des médecins, selon la deuxième édition du baromètre des médecins utilisateurs de smartphones [1], réalisée par l'observatoire VIDAL des « usages numériques en santé », en partenariat avec le Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM). Des chiffres à relativiser puisque le premier baromètre publié l'an dernier faisait état des mêmes proportions. Parmi eux, 66% sont libéraux, 14% travaillent à l'hôpital, et 20% ont un exercice mixte. 55% sont des médecins généralistes. 3138 médecins ont ainsi répondu à cette enquête.

Evolution des fonctions : « Agenda » en baisse et « photo/vidéo » en hausse


En revanche, l'utilisation des tablettes semble avoir progressé : plus d'un médecin sur deux (56%) utilisateurs de smartphones possèdent également une tablette. En 2012, ils n'étaient que 37% à en avoir une. « Et sur les 44% n'en possédant pas, plus d'1 médecin sur 5 interrogés compte en acheter une dans l'année», note le Baromètre. En revanche, seulement 13% utilisent les tablettes pour leurs prescriptions.

Au niveau des usages, là aussi on note une forte évolution. En 2012, la fonction la plus usitée était l'agenda, utilisé à plus de 80%. Deuxième fonction très utilisée la même année : le dictaphone, adopté par 37% des médecins possesseurs de smartphones. En 2013, l'agenda n'est plus utilisé que par 56% des médecins, et le dictaphone par 5,3%. En revanche, la fonction photo/vidéo progresse et est utilisée par 20% des médecins, tandis que 12,5% utilisent le GPS.

Les bases de données médicamenteuses, application vedette


Autre forte progression, la consultation des bases de données médicamenteuses. En 2013, 66% des médecins avaient consulté un site de bases de données médicamenteuses sur son smartphone, contre 45% en 2012. En deuxième position, ce sont les sites institutionnels les plus consultés (51% en 2012 contre 46,2% en 2013), suivis par les sites d'actualité médicale, dont la consultation reste stable à 42%. En revanche, seul un médecin sur 5, soit 19,4% fréquentent les réseaux sociaux, la plupart du temps Facebook (88%) ou encore Twitter (31%).

Les applications médicales les plus téléchargées restent incontestablement les bases de données médicamenteuses : 89,6% en 2013, contre 68% en 2012, suivis par les applis sur les interactions médicamenteuses (75,5% en 2013, contre 65% en 2012). Les applications sur l'actualité santé arrivent en 3e position, avec 62% de téléchargement. Il est à noter qu'en utilisation professionnelle, 56% des médecins équipés utilisent des applications médicales, contre 53% en 2012. Mais seuls 8% de ces médecins ont déjà conseillé ces applis à leurs patients.

Si la majorité de la population ont des smartphones équipés du système d'exploitation Androïd, les médecins, eux, sont plus souvent équipés d'iPhone, à 66%, contre 27% équipés de smartphones sur Androïd. Même si l'utilisation du système concurrent d'Apple reste marginale, il progresse, puisqu'en 2012, les utilisateurs d'Androïd n'étaient que 18%. Idem pour les tablettes, la marque à la pomme semble majoritaire : 81% des médecins équipés d'une tablette possède un iPad. L'utilisation des tablettes Androïd progresse, puisque 17% des médecins en ont une en 2013, contre seulement 11% en 2012.

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