Smartphones et tablettes, les nouveaux outils professionnels

Jacques Cofard

Auteurs et déclarations

20 mars 2012

Enquête Vidal/Cnom sur l'utilisation des smartphones et tablettes par les médecins

Trois récentes études, dont une menée conjointement par le Vidal et le Cnom, pointent les avantages qu'apportent tablettes et smartphones dans la pratique quotidienne des médecins.
20 mars 2012

Paris, France —Les smartphones sont-ils devenus des outils indispensables à la pratique médicale ? C'est la question que s'est posé l'éditeur Vidal, en collaboration avec le Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom) [1]. Résultat : la publication ce mois-ci du premier baromètre sur "les médecins utilisateurs d'un smartphone", à l'initiative de l'Observatoire des usages du numérique en santé, créé par Vidal.

Premier enseignement : 94% des médecins utilisateurs de smartphones en font un usage professionnel. La fonction la plus usitée restant l'agenda, utilisé à plus de 80%. « Dans un contexte marqué par la baisse du nombre de secrétaires dans les cabinets, le smartphone est en passe de devenir, au même titre que le web, un véritable outil de gestion de leur agenda professionnel », en conclut le baromètre.

Deuxième fonction très utilisée : le dictaphone, adopté par 37% des médecins possesseurs de smartphones. Le baromètre rapporte également que 53% des médecins ont chargé (uploadé) des applications médicales, « dont 68% concernent les bases de données médicamenteuses et 65% les interactions médicamenteuses ».

Surf mobile

Le « surf » mobile est également une réalité pour le corps médical, puisque 9 médecins sur 10 surfent sur Internet avec leur smartphone. « Ils se connectent essentiellement aux sites des institutions (51%), des bases de données médicamenteuses (45%) et aux sites d'actualités médicales (42%). » Par ailleurs, la célèbre marque à la pomme semble remporter les suffrages des médecins, puisque 70% d'entre eux possèdent un iPhone. Les smartphones équipés d'un système androïd arrivent en deuxième position, avec 18% d'utilisateurs, « suivi de loin par BlackBerry et   Windowsphone avec respectivement 4,2% et 3,5% ». Pour ce qui est des tablettes, Apple domine également ses concurrents, puisque parmi les 37% des répondants possédant une tablette, 87% d'entre eux ont acquis un iPad.

L'iPad possédé par 26% des médecins

Un outil de plus en plus populaire dans la population médicale. Une étude réalisée au dernier trimestre 2011 par Manhattan Research [2] auprès de 1207 médecins situés en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Angleterre et en France, établit que 26% des médecins utilisent actuellement un iPad. Ce pourcentage monte à 28% en France et en Allemagne, et chute à 20% en Espagne. Les médecins anglais sont les mieux équipés, avec un pourcentage de 31%. Les possesseurs d'iPad passent un quart de leur temps de travail sur leurs tablettes, pour la consultation d'articles, la recherche d'information, le visionnage de vidéos. La tablette sert également à l'éducation thérapeutique du patient. Dernier enseignement de cette étude : 40% des médecins interrogés envisagent d'acheter un iPad dans les six mois à venir.

Pourquoi ? Il semblerait que ces tablettes rendraient les médecins plus efficaces, conclut une autre étude menée par l'université de médecine de Chicago [3]. Cette faculté a équipé, depuis novembre 2010, 115 de ses internes d'un iPad. Résultat : en 2011, trois internes sur quatre pensent que l'iPad leur a permis d'être plus rapides, et de libérer ainsi du temps consacré à la relation médecins-patients.

Selon le même sondage réalisé en 2011, 90% des internes ont utilisé quotidiennement leurs tablettes, 78% d'entre eux se sont sentis plus efficaces et 68% ont déclaré que l'iPad leur a permis de réduire les retards dans le processus de soins. Ces impressions sont confirmées par les comparaisons faites entre des données de prise en charge en 2010, à celles de 2011. Ainsi, les internes équipés de tablettes ont réalisé 5% de prise en charge de patients en plus qu'en 2010 avant 7 heures. Ils ont transmis 8% de dossiers supplémentaires à d'autres services avant de quitter l'hôpital à 13 heures. La connexion des iPad au système d'information hospitalier permet par ailleurs un meilleur échange d'informations entre les services, tout en garantissant la sécurisation des données, donc le secret médical, grâce à l'attribution d'un mot de passe par interne.

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