Plus de cystites et de pyélonéphrites chez les obèses

Joe Barber Jr

Auteurs et déclarations

15 février 2012

Plus de cystites et de pyélonéphrites chez les obèses

Dans les deux sexes, l'obésité majore le risque d'infection urinaire basse et haute. Les femmes restent les plus concernées.
15 février 2012

Baltimore, Etats-Unis — L'obésité (mesurée par l'indice de masse corporelle IMC) est un facteur de risque indépendant d'infection urinaire basse ou haute dans les deux sexes, selon une étude publiée par l'équipe du Dr Michelle Semins (Université John Hopkins, Baltimore) dans le numéro de février de la revue Urology. [1]

« Mais le lien entre l'obésité et les problème urologiques pourrait dépasser le stade des seules infections. Il semblerait, en effet, d'après de précédentes études, qu'une augmentation importante de l'IMC s'accompagne aussi dans les deux sexes d'un risque de dysfonction sexuelle, d'infertilité, d'incontinence, de cancer des voies urinaires et de lithiase rénale », expliquent les auteurs.

Un risque majoré avec un IMC supérieur à 30

L'étude américaine de population a été réalisée à partir d'un registre de près de 100 000 personnes bénéficiant d'une assurance médicale privée et vivant dans 7 états des Etats-Unis. Elle a pris en compte des données collectées entre 2002 et 2006, et notamment l'IMC à l'inclusion et à la sortie de l'étude et le nombre d'infections urinaires durant cette période.

Au total, 13 % des 95 598 participants ont souffert d'au moins une infection urinaire basse pendant la période étudiée. Ils étaient 0,84 % à avoir été traités pour une pyélonéphrite. Le risque d'infection urinaire était majoré de 59 % (odds ratio 1,59 ; 95 % IC 1,43-1,76, p<0,001) chez les hommes dont l'IMC était supérieur à 30 et de 22 % pour les femmes dans les mêmes conditions (odds ratio 1,22 ; 95 % IC 1,15-1,28, p<0,001).

Les femmes en première ligne

L'incidence des infections urinaires basses ou hautes était de 2,5 à 5 fois plus élevée chez les obèses (IMC >30) que chez les personnes de poids plus faible.

Pour les femmes obèses, le risque de développer une infection urinaire basse était multiplié par 4,2 et une infection urinaire haute par 3,6 par rapport aux hommes.

Pour les auteurs, cette association pourrait avoir des conséquences médicales et financières importantes. Reste maintenant à déterminer si une éventuelle perte de poids permettrait de réduire le risque d'infections.

Cet article a été originalement publié sur Medscape.com le 9 février 2012; adapté par le Dr Isabelle Catala.

Les auteurs n'ont pas signalé de liens d'intérêt.

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