Le risque métabolique des antipsychotiques atypiques négligé aux États-Unis

Vincent Bargoin

11 janvier 2010

Denver, États-Unis — Le risque métabolique associé aux antipsychotiques de seconde génération ne semble pas préoccuper énormément les psychiatres américains. Selon une étude rétrospective publiée dans les Archives of General Psychiatry et menée dans la population bénéficiant du Medicaid en Californie, dans le Missouri et dans l'Oregon, la glycémie n'a été mesurée que chez 27 % des patients à l'instauration du traitement, et les lipides, chez 10 % [1]. Les taux ne sont pas différents dans une population témoin de patients débutant un traitement par albutérol, et non traités par antipsychotique.

La compliance d'un patient psychiatrique aux examens prescrits, n'est certes pas idéale. Le Dr Helaine Morrato (Denver), qualifie néanmoins le très faible taux de surveillance lipidique et glycémique de « surprenant, compte tenu de l'information dont disposent en principe les psychiatres sur le risque métabolique associé aux antipsychotiques de seconde génération. » Depuis 2003, en effet, la FDA exige une mention de ce risque sur les boites, tandis que l'American Diabetes Association et l'American Psychiatric Association ont publié un consensus commun sur ce risque et la surveillance de tous les patients traités.

Ces mesures n'ont apparemment pas été suivies d'effet, puisque les taux de dépistage sanguins avant et après la mise en garde de la FDA, n'ont pas varié significativement.

Commenter

3090D553-9492-4563-8681-AD288FA52ACE
Les commentaires peuvent être sujets à modération. Veuillez consulter les Conditions d'utilisation du forum.

Traitement....