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Références

  1. Inks Used in Certain Tattoo Kits Cause Infections. US Food and Drug Administration. Silver Spring, MD. http://www.fda.gov/ForConsumers/ConsumerUpdates/ucm316357.htm.
  2. Keaney T, Tanzi EL. Tattoo reactions. Medscape Drugs & Diseases from WebMD. https://emedicine.medscape.com/article/1124433-overview.
  3. Wollina U, De Cuyper C. Tattoo removal. In: Maibach HI, Gorouhi F, eds. Evidence Based Dermatology. Shelton, CT: People's Medical Publishing House-USA; 2011: chapter 40.
  4. Rodríguez-Blanco I, Fernández LC, Suárez-Peñaranda JM, Pérez del Molino ML, Esteban J, Almagro M. Mycobacterium chelonae infection associated with tattoos. Acta Derm Venereol. 2011;91(1):61-2. PMID: 21264454
  5. Linsmeier Kilmer S, Fitzpatrick RE, Goldman MP. Tattoo lasers. Medscape Drugs & Diseases from WebMD. Updated: October 8, 2013. https://emedicine.medscape.com/article/1121212-overview.
  6. Zachary CB, Rofagha R. Laser therapy. In: Bolognia JL, Jorizzo JL, Schaffer JV, eds. Dermatology. 3rd ed. Philadelphia, PA: Elsevier; 2012: chapter 137

Sources images:

  1. Slide 1: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3519250/ (top right) http://openi.nlm.nih.gov/detailedresult.php?img=2988931_crg0003-0366-f01&req=4 (bottom right)
  2. Slides 3, 7, and 12 : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3519250/
  3. Slide 8: http://openi.nlm.nih.gov/detailedresult.php?img=3760940_abd-88-0614-g01&req=4
  4. Slide 9: http://openi.nlm.nih.gov/detailedresult.php?img=3509378_CRIM2012-253492.001&req=4
  5. Slide 10: http://openi.nlm.nih.gov/detailedresult.php?img=2988931_crg0003-0366-f01&req=4
  6. Slide 16: http://openi.nlm.nih.gov/detailedresult.php?img=3445217_10.1177_1941738111411698-fig1&req=4
  7. Slide 20: http://openi.nlm.nih.gov/detailedresult.php?img=3764759_JCAS-6-117-g001&req=4 (Left) http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3764759/figure/F2/ (Right)
  8. Slide 22: http://openi.nlm.nih.gov/detailedresult.php?img=2847822_eplasty10e22_fig2&req=4
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Auteurs

Ce diaporama a été originalement publié sur Medscape.com le 20 mars 2015.

Auteurs:

Dr Terrence Keaney
Co-Fondateur, W for Men
Dermatologue associé
Institut de Washington pour la chirurgie dermatologique au laser;
Professeur adjoint de clinique
Départements de dermatologie et d'urologie
Directeur de la Male Genital Dermatology Clinic
Hôpital Universitaire George Washington;
Directeur de la Clinique Laser et lipoatrophie
Washington DC Veterans Affairs Hospital
Washington DC, É.-U.

Liens d'intérêt: Terrence Keaney ne déclare aucun conflit d'intérêt financier.

Multimedia Editor

Fredy Perojo
Éditeur Photo
Medscape News & Features
New York, NY, É.-U.

Révision :

Olivia Wong
Rédactrice
Medscape Drugs & Diseases
New York, NY, É.-U.

Liens d'intérêt: Olivia Wong ne déclare aucun conflit d'intérêt financier.

Traduction:

Traduit par Aurore Blésius, Docteur en oncologie

Liens d'intérêt: le Dr Aurore Blésius ne déclare aucun conflit d'intérêt financier.

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Risques associés aux tatouages : allergies, infections et brûlures

Dr Terrence Keaney  |  20 août 2015

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Diapositive 1

L'introduction de pigments étrangers dans la peau peut entraîner des effets indésirables, comme des réactions toxiques ou immunologiques en rapport direct avec le pigment, la transmission d'agents infectieux, ou encore le développement de maladies cutanées au sein même du tatouage. Certaines encres de tatouages et leur souillure éventuelle peuvent être à l'origine d'effets secondaires relativement modérés à très sévères, particulièrement chez les individus atteints de comorbidités (maladie cardiovasculaire, diabète, immunodéficience).[1] Ce diaporama explore les complications associées aux tatouages, leur prise en charge et les traitements.

Images : Science Photo Library (en haut à gauche), NIH (en haut et en bas à droite, au centre), et Medscape Drugs and Diseases (en bas à gauche)

Diapositive 2

Un tatouage est réalisé avec une encre permanente insérée dans le derme (couche profonde de la peau) à l'aide d'une aiguille. Une fois incorporé, le pigment exogène est alors piégé dans les fibroblastes du derme, les macrophages, et les mastocytes. [2] Les grains de pigments mesurent de 2 à 400 nm de diamètre et sont situés en intra- et extracellulaire.

L'image en microscopie d'une tranche de section de peau montre chez cet individu une couche d'encre de tatouage (grossie 200 fois sur un capteur de 35mm).

Image : Science Source

Diapositive 3

Cet homme de 31 ans présente un abcès suintant et douloureux au niveau d'un tatouage inachevé sur son épaule (à gauche). Les cultures bactériennes sont revenues positives pour un S. aureus résistant à la méthicilline (SARM). Le patient a bénéficié d'un parage chirurgical de l'abcès (au centre) et a reçu des antibiotiques par voie systémique. Des pressions négatives ont été appliquées en postopératoire, afin de diminuer la taille et la profondeur de la plaie (à droite).

Images : NIH

Diapositive 4

La réaction allergique aux pigments est l'effet secondaire le plus fréquent. L'hypersensibilité à un pigment particulier peut prendre différentes formes, comme une dermite de contact ou une dermite photo allergique. Cette image montre un eczéma allergique bulleux sur un tatouage au henné.

Images : NIH

Diapositive 5

Les réactions allergiques aux tatouages apparaissent lorsque le système immunitaire est hyper sollicité par la présence d'un pigment, après une exposition antérieure. Les pigments rouges sont la cause la plus fréquente de ce genre de réactions, mais tous les types de pigments colorés peuvent provoquer une réponse immune. Ces bulles sur le bras d'un patient de 18 ans sont causées par une réaction allergique au henné.

Image : Science Photo Library

Diapositive 6

Les réactions allergiques peuvent être soignées par corticostéroïdes topiques ou intra lésionnels ou bien par des antihistaminiques afin de réduire l'inflammation et le prurit. L'excision chirurgicale peut être aussi envisagée pour des tatouages inflammés. La thérapie au laser est déconseillée en raison du risque potentiel de réaction systémique. Ce gros plan d'une éruption sur le poignet d'une femme de 39 ans représente une dermatite lichénoïde à l'endroit de son tatouage.

Image : Science Source

Diapositive 7

Cette jeune femme de 17 ans en bonne santé avait précédemment fait réaliser un tatouage à l'encre noire sans aucun effet secondaire. Quelques jours après la réalisation d'un nouveau tatouage à l'encre rouge, est apparue une réaction inflammatoire bulleuse avec œdème (à gauche), suivie d'un érythème noueux (à droite) et de signes systémiques (nausées et vomissements).

Images : NIH

Diapositive 8

Un jeune homme en bonne santé de 24 ans se présente avec un nodule rose sur son tatouage situé sur le bas de sa jambe droite (montré ici). L'éruption a débuté deux mois après le remplissage à l'encre noire  d'un tatouage préexistant. L'examen révèle un érythème, un nodule facilement mobilisable couvrant une zone de pigment noire, et une légère sensibilité à la pression. Il est diagnostiqué une réaction allergique nodulaire.

Image : NIH

Diapositive 9

Deux semaines après la réalisation d'un tatouage multicolore sur son bras droit, un homme de 25 ans se présente avec une douleur locorégionale, un prurit, une sensation de chaleur, et quatre lésions ulcérées sur le nouveau tatouage (montré dans le cadre). Les plaques mesurent de 0,5 à 1 cm de diamètre, sont purulentes et contiennent de la fibrine en abondance. L'examen bactérien de l'écoulement purulent revient positif pour Staphylococcus aureus et Streptococcus pyogènes. Bien que les standards actuels d'hygiène et de contrôle infectieux en matière de tatouage la rendent inhabituelle, toute infection cutanée peut être observée dès qu'il y a effraction de la barrière épidermique. Des cas de tuberculose, de syphilis, de lèpre, d'hépatite et d'infection au VIH ont été reportés dans ce contexte. [4]

Image : NIH

Diapositive 10

Quarante semaines après le début de son traitement pour une hépatite C chronique, un homme se présente avec une douleur soudaine et intense au niveau de son tatouage situé sur l'épaule, accompagnée d'un prurit, d'un érythème, et d'une induration (montré ici). La biopsie de cet hippocampe tatoué révèle une dermatite granulomateuse. Tous les prélèvements fongiques et mycobactériens reviennent négatifs. La réaction sarcoïde granulomateuse sur un tatouage est un effet collatéral observé lors de la prise de peginterferon alfa-2b et de ribavirine dans le cadre du traitement de l'hépatite C.

Image : NIH

Diapositive 11

Un sujet en bonne santé de 44 ans présente un rash pustuleux indolore (montré ici) au niveau du tatouage de son avant-bras, complété trois jours plus tôt. La présence de bacilles acido-alcoolo-résistants (BAAR) sur géloses chocolat et Middlebrook 7H10 incubées à 30°C confirme le diagnostic d'infection à Mycobacterium haemophilum.

Image : NIH

Diapositive 12

Une femme de 27 ans, par ailleurs en bonne santé, se présente avec une réaction allergique de type lichénoïde, suite à la pose d'un pigment rouge utilisé pour compléter un ancien tatouage sur son pied (à gauche). La réaction se limite à la partie rouge du tatouage (à droite). Les réactions allergiques aux pigments rouges sont plus fréquentes lorsqu'ils contiennent du sulfure de mercure (cinabre) ; mais d'autres variétés de pigments peuvent également entrainer des réactions d'hypersensibilité.

Images : NIH

Diapositive 13

Toutes ces images montrent des dermites de contact causées par une hypersensibilité aux pigments rouges. Le mercure (cinabre) est le composant suspecté dans ces 3 cas. Le test épicutané peut être positif pour le chlorure mercurique, mais il n'est pas fiable pour le cinabre. D'autres colorants rouges ont été développés en raison des problèmes associés à la présence de mercure. Mais des hypersensibilités aux tatouages rouges continuent d'être reportées, notamment des réactions granulomateuses et nodulaires.

Images : Dr Lawrence Charles Parish

Diapositive 14

Cette image montre une réaction allergique de type érythémateuse (dermite de contact) sur un tatouage.

Image : Medscape Drugs and Diseases

Diapositive 15

Cette image est un autre exemple de réaction cutanée érythémateuse.

Image : Medscape Drugs and Diseases

Diapositive 16

Cet homme de 24 ans a présenté de façon soudaine une réaction cutanée localisée et bilatérale des deux régions supra patellaires au cours d'une IRM (à gauche). Après l'imagerie, il persistait un érythème et un gonflement modéré au niveau de ses deux tatouages (à droite). L'interrogatoire et l'examen ont révélé la présence de multiples tatouages d'âges différents, et dans des régions anatomiques diverses, réalisés par des artistes tatoueurs. Des IRM avaient déjà été effectuées auparavant et n'avaient déclenché aucun phénomène particulier. Aucune ecchymose ou autre anomalie dermatologique n'ont été retrouvées. Le diagnostic suspecté fut donc une réaction aux sels de métaux inorganiques présents dans le pigment des tatouages, entraînant une brûlure thermique, induite par l'IRM.

Images : NIH

Diapositive 17

Les techniques d'ablation des tatouages comportent l'utilisation des lasers picosecondes et en impulsion Q-switched. La sélection appropriée de la longueur d'onde utilisée dépend des couleurs à effacer. Sous la condition d'un «appariement adéquat», le pigment vert est efficacement effacé par des longueurs d'ondes de 694 ou 755 nm; le rouge par une longueur d'onde de 532 nm; le bleu et le noir sont effacés avec des longueurs d'onde de 694, 755 ou bien 1064 nm. [3] Les pigments jaune et orange sont plus difficiles à éliminer, et la  longueur d'onde de 532 nm est généralement utilisée.

Images : Science Photo Library (en haut à gauche, en bas à droite), Alamy (en haut à droite, en bas à gauche)

Diapositive 18

On observe un blanchiment épidermique immédiat lors du traitement laser, en raison de la vapeur d'eau formée à l'intérieur de l'épiderme. [4,5] Le laser entraîne la rupture de la membrane cellulaire et le relargage des pigments exogènes dans l'espace extracellulaire. [8] Le pigment est ensuite éliminé préférentiellement par voie lymphatique. [6]

Image : Alamy

Diapositive 19

Les lasers en impulsion Q-switched et picosecondes font rarement des cicatrices. Cependant, la texture de la peau peut se modifier significativement après de multiples traitements avec des appareils à fluence élevée. Cette image en gros plan montre une cicatrice hypertrophique sur le bras d'une femme après résection laser d'un tatouage.

Image : Science Source

Diapositive 20

L'évolution des lasers en impulsion Q-switched et picosecondes a permis une éradication plus sûre des pigments, avec moins de cicatrices ou de modifications pigmentaires. Cependant, des effets secondaires peuvent toujours apparaitre, particulièrement chez les individus de couleur, notamment les hypo et hyperpigmentations. Un jeune homme de 29 ans a demandé l'effacement d'un tatouage à l'encre noire de 3x7 cm situé sur le dos de sa main gauche, réalisé 6 mois auparavant (image de gauche). Suite au traitement par un laser en impulsion Q-switched de type  grenat d'yttrium-aluminium et néodyme  (Nd:YAG) avec une longueur d'onde de 1064 nm, une hypo pigmentation est apparue (image de droite).

Images : NIH

Diapositive 21

L'exérèse chirurgicale et la greffe de peau peuvent être aussi réalisées, particulièrement pour des patients présentant des réactions allergiques. Ces techniques étaient beaucoup plus souvent utilisées avant l'avènement des techniques lasers actuellement disponibles. Cette image en gros plan montre une greffe de peau en cours sur le bras de cet homme.

Image : Science Photo Library

Diapositive 22

Un jeune homme de 26 ans a appliqué une substance liquide inconnue pendant 10 minutes au cours d'une tentative bâclée pour faire disparaitre ses tatouages sur le dos de ses deux mains. Après quelques heures, il a sollicité une aide médicale en raison d'une sensation de brûlure douloureuse et persistante. L'extension de la brûlure chimique a nécessité la réalisation d'une excision tangentielle et d'une greffe de peau au niveau des deux mains. Les images montrées ici sont la main gauche 48 heures après la brûlure chimique (à gauche), puis après l'excision tangentielle (à droite).

Images : NIH

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